Assad : Raqqa sera la prochaine priorité de l’armée syrienne

mars 11, 2017 dans Assad (Bachar), Syrie par 13P11

source: http://french.almanar.com.lb/294996

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Dans une interview qu’il a accordé à la chaîne chinoise de télévision “Phoenix”,  le président Bachar al-Assad a affirmé que  » Raqqa sera la priorité pour nous », ajoutant qu’ » après la libération de Palmyre, surtout que Homs se trouve au centre de Syrie, les forces syreinnes sont arrivées au fleuve de l’Euphrate qui est très proche de la ville de Raqqa, foyer de Daech actuellement, a rapporté l’agence d’informations syrienne SANA.

Et de poursuivre :  » Mais cela ne signifie pas que les autres villes ne sont pas prioritaires. Palmyre se situe sur la route de la ville de Deir Ezzor qui se trouve dans la partie Est de la Syrie et à proximité de la frontière irakienne. Ces zones sont utilisées par Daech en tant que passages pour le soutien logistique entre l’Irak et la Syrie. Donc, si on attaque le foyer ou ce passage utilisé par Daech, l’attaque aura le même résultat « .

L’administration de trump  ne soit pas combattre que  Daech, mais il tout autant  Al-Nosra et les groupes affiliés à Al-Qaïda

Interrogé sur le président Trump concernant sa priorité de vaincre “Daech”, le président al-Assad a constaté que  » les raids contre Daech  se limitent à de petites zones. Or, il est impossible de lutter contre le terrorisme d’une manière partielle ou temporaire. Il est  illogique de réduire cette lutte  à des raids,  il faut   une coopération avec les forces sur le terrain ».

« C’est pourquoi les Russes ont réussi depuis le début de leur soutien à l’armée syrienne à faire reculer Daech. J’espère que l’administration américaine joindra la parole à l’acte en tenant compte du fait que le terrorisme ne se limite pas à Daech, mais il y a aussi Al-Nosra et d’autres groupes qui ne sont pas affiliés à Daech, mais à Al-Qaïda et qui ont la même idéologie wahhabite extrémiste » a-t-il poursuivi.

Interrogé sur la Haute commission des négociations, soutenue par l’Arabie Saoudite,   le président al-Assad a assuré que » le fait de compter sur un pays étranger pour régler ses problèmes est un acte non patriotique. L’Arabie doit tenir compte du peuple syrien, et non pas miser sur n’importe quel gouvernement ou   administration ».

M.Assad n’a pas écarté l’idée d’ »une possible  coopération avec l’administration américaine dans la lutte contre le terrorisme du point de vue  théorique. Mais, pratiquement, il n’est pas encore temps, car il n’y a pas de contact entre la Syrie et les Etats-Unis au niveau officiel » avant d’ajouter  qu’ »il n’ y a pas de contact direct avec le président des Etats-Unis,  toutefois il y a des contacts indirects avec lui via plusieurs canaux.   Mais, il est impossible de parier sur les canaux privés et il faut que les contacts deviennent officiels pour véritablement  parler de lien réel avec l’administration ».

M.Assad a démenti le soi-disant  feu vert qu’il aurait donné aux forces américaines pour venir à Manbej:  » aucun feu vert n’a  été donné. D’ailleurs, toute force étrangère qui entre en Syrie sans notre autorisation et sans nous consulter est une force occupante qu’elle américaine, turque ou autre ».

Les pourparlers de Genève risquent de se prolonger pour résoudre la crise en Syrie

Le président Bachar al-Assad a estimé que « les pourparlers de Genève sont un pas sur une longue voie pour résoudre la crise en Syrie », ajoutant que « d’autres rounds sont nécessaires que ce soit à Genève ou à Astana ».

» Ces pourparlers doivent être inter-syriens sauf que la délégation de l’opposition n’était pas unifiée .     ll y avait   différentes délégations de l’opposition à Genève. D’où la question que nous nous sommes posées : avev qui étions-nous censés négocier? qui représente l’opposition? »,  s’est interrogé le président al-Assad.

Le président al-Assad a révélé  qu’ »il n’y avait pas de négociations cette fois-ci à Genève. C’est une des raisons pour lesquelles les pourparlers n’ont rien réalisé. La seule question dont on a discuté à Genève était l’ordre de jour ».

Le président al-Assad a indiqué que  » le  règlement en Syrie contient deux volets : le premier est la lutte antiterroriste qui est une obligation pour le gouvernement envers le peuple syrien. Il  doit recourir à tous les moyens disponibles en vue d’éradiquer les terroristes qui tuent et détruisent en Syrie . Le deuxième est le dialogue qui englobe plusieurs facettes. Ainsi, sur le plan  politique concernant  l’avenir de la Syrie et   la nature du régime politique , seuls les  Syriens s’exprimeront sur la question par le biais d’un référendum. Sur le plan de la réconciliation, il convient d’encourager et d’aider les    personnes qui étaient affiliées aux terroristes et qui ont commis des actes terroristes  à retourner à leur vie normale et à livrer leurs armes dans le cadre d’une  amnistieproposé  par le gouvernement ».

Il a noté que  »  Le seul règlement depuis le début de la guerre déclenchée contre la Syrie,  réside dans les réconciliations entre le gouvernement et les hommes armés, dont plusieurs sont retournés à l’état syrien  et combattent actuellement à ses côtés .  D’autres ont déposé leurs armes et sont  retournés à leur vie normale ».

Rôle de la Chine et de la Russie

Interrogé sur le veto opposé la semaine dernière par la Russie et la Chine contre de nouvelles sanctions  à l’encontre de la Syrie, le président al-Assad a répondu : “Les positions de la Russie et de la Chine ne se limitent pas  dans le soutien au gouvernement syrien ou au président syrien. En Occident, ils tentent de prétendre que la question est personnelle et que la Russie, la Chine, l’Iran et d’autres pays soutiennent cette personne en tant que président. C’est incorrect. La Chine est un membre du Conseil de sécurité et s’est engagée à la Charte de l’ONU. En opposant le veto, elle défend avant tout la Charte. Avec la Russie, elle a rééquilibré le monde en établissant une sorte d’équilibre politique au sein de l’ONU. La Chine par le biais de ce veto protège les intérêts chinois, les intérêts syriens et les intérêts du monde entier, notamment les pays petits ou faibles ».

A la question de savoir quels sont les secteurs auxquels la Chine contribuerait pour reconstruire la Syrie, le président al-Assad a précisé : “La Chine peut contribuerdans tous les secteurs sans exception, car les terroristes les ont tous visés. Avant le lancement du processus de reconstruction globale, la Chine participe directement à la construction de plusieurs projets, notamment les projets industriels en Syrie. Mais plus tard que la stabilité sécuritaire sera établie, la question la plus importante sera la construction des banlieues détruites, en plus des infrastructures et les projets industriels qui peuvent être dans le secteur privé ou dans le secteur public en Syrie ».

Concernant les extrémistes chinois qui combattent aux côtés de Daech et qui menacent la Syrie et la Chine, le président al-Assad a indiqué que « la nationalité des extrémistes et des terroristes n’est pas importante, car ils ne  connaissent pas de frontières et n’appartiennent à aucun pays », dévoilant  » une  coopération entre les services de renseignement syrien et chinois concernant les terroristes qui viennent de la Chine ».

Le prix d’Oscar à Al-Qaïda

Quant au documentaire des “Casques blancs” qui a obtenu le prix d’Oscar pour le meilleur documentaire à court métrage, le président al-Assad a fait savoir qu’il faut féliciter Al-Nosra pour son obtention de son premier Oscar.

« C’est un événement inédit en Occident,  l’octroi du prix d’Oscar à Al-Qaïda. C’est incroyable. C’est une autre preuve sur le fait que les prix d’Oscars, de Nobel et d’autres prix sont des certificats politisés. L’histoire des “Casques blancs” est simple, c’est une opération esthétique réalisée sur le  Front alNosra en Syrie pour remplacer son visage laid par un autre plus humain. Cette histoire a  pour objectif d’interdire à l’armée syrienne, pendant l’opération de la libération d’Alep, de libérer les quartiers dans la ville occupée par les terroristes et de faire croire  que l’armée syrienne et les Russes attaquent les civils et le personnel dans l’affaire humanitaire », a expliqué le président al-Assad.

Et de conclure : « S’il n’y a pas d’ ingérence ou  d’intervention étrangère, la question prendra quelques mois. La question n’est pas compliquée au niveau intérieur. La complication réside dans l’intervention étrangère ».

Source: Avec SANA

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