Archives pour la catégorie 2011-…. : Crise syrienne

Bataille d’Alep – Hassan Nasrallah : le soutien au terrorisme a atteint un niveau incroyable

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Sayd Hassan Nasrallah, a tenu un discours le 23 décembre 2016 dans lequel il a évoqué la bataille d’Alep, récemment remportée par l’Armée syrienne et ses alliés. Après avoir rappelé la violence des combats, le leader du Hezbollah a dénoncé le soutien intensif qu’ont apporté les pays arabes aux groupes terroristes ces dernières années. Il a par ailleurs dénoncé la différence de traitement dont ont été victimes les Palestiniens, délaissés depuis 60 ans par ceux-là mêmes qui dépensent aujourd’hui des milliards de dollars pour provoquer le renversement du gouvernement syrien. Hassan Nasrallah a vivement dénoncé le traitement médiatique de chaînes saoudiennes, qataries ou occidentales qui ont couvert la bataille d’Alep en diffusant de fausses informations. Enfin, après avoir rappelé comment le pouvoir syrien offre aux civils et aux combattants la possibilité d’évacuer les zones de combats et ce, même quand le rapport de force penche clairement en leur faveur, il a dénoncé la tromperie de ceux qui évoquent démesurément « la sauvagerie » de l’armée syrienne alors même qu’aucune force militaire dans le monde arabe ne fait preuve d’autant d’indulgence lors d’affrontements.

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Analyse de la situation en Syrie, par Alain Chouet (2012)

chouet-alainLes pires conjectures formulées au premier semestre 2011 concernant les mouvements de révolte arabes deviennent aujourd’hui réalité. Je les avais largement exposées dans divers ouvrages et revues à contre courant d’une opinion occidentale généralement enthousiaste et surtout naïve. Car il fallait tout de même être naïf pour croire que, dans des pays soumis depuis un demi-siècle à des dictatures qui avaient éliminé toute forme d’opposition libérale et pluraliste, la démocratie et la liberté allaient jaillir comme le génie de la lampe par la seule vertu d’un Internet auquel n’a accès qu’une infime minorité de privilégiés de ces sociétés.

Une fois passé le bouillonnement libertaire et l’agitation des adeptes de Facebook, il a bien fallu se rendre à l’évidence. Le pouvoir est tombé dans les mains des seules forces politiques structurées qui avaient survécu aux dictatures nationalistes parce que Continuer la lecture de Analyse de la situation en Syrie, par Alain Chouet (2012)

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La Syrie comme levier électoraliste, par René Naba

hollande-poutineLa tétanie française.

La France envisage de tenir une conférence des pays «refusant la logique de guerre totale» en Syrie, le 10 décembre, en substitution au naufrage de l’opposition off shore syrienne pro-monarchique, dans une tentative désespérée de se maintenir à flot sur le plan diplomatique, après une succession de revers retentissants sur la Syrie, à l’arrière plan d’un rare exemple de décomposition du pouvoir conduisant le président François Hollande à renoncer un nouveau mandat, fait sans précédent dans les annales de la Vème République.

Le renoncement de ce chef de guerre sur la scène internationale, en Syrie et au Mali, a retenti comme une Continuer la lecture de La Syrie comme levier électoraliste, par René Naba

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Alep : entre trêve humanitaire et troisième guerre mondiale ?

charpentier-antoineUne énième trêve humanitaire a lieu à Alep où l’Etat syrien, comme stipulé dans l’accord, a ouvert deux passages afin que la population civile, notamment les plus vulnérables comme les blessés, les enfants et les personnes âgées, puissent sortir vers l’ouest d’Alep. Quant aux combattants, l’Etat syrien a laissé le choix à ceux qui le souhaitent de rendre les armes en rejoignant les postes de l’armée, bénéficiant de l’amnistie présidentielle toujours en cours, ou partir vers une destination de leur choix comme l’a déjà évoqué M. Staffan de Mistoura , qui a proposé dans un élan de générosité de les accompagner personnellement. L’Etat syrien a encore une fois donné une preuve de son respect des décisions prises par la communauté internationale.

L’Etat syrien a encore une fois prouvé sa Continuer la lecture de Alep : entre trêve humanitaire et troisième guerre mondiale ?

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Manifestation à Paris le 15 octobre 2016 : « STOP AU TERRORISME ! »

APPEL « STOP AU TERRORISME ! »

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MANIFESTATION du SAMEDI 15 OCTOBRE 2016
Rassemblement de 14H30 à 17h00
Trocadéro – parvis des Droits de l’Homme
Paris 75016  – Métro : Trocadéro

 

Depuis plusieurs années, notre Monde est marqué par des crimes terroristes de masse.

Des attaques terroristes aveugles ont frappé la France, l’Europe et de nombreux pays dans le monde, notamment plusieurs pays arabes.

Pis, ce terrorisme a entrainé de nombreuses guerres en Syrie, en Irak, en Libye, au Yémen … et a causé des centaines de milliers de morts.

Cette nouvelle barbarie puise son élan et sa force dans le fanatisme religieux et l’obscurantisme. Continuer la lecture de Manifestation à Paris le 15 octobre 2016 : « STOP AU TERRORISME ! »

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Analyse de la guerre de 2006 – 10 ans après

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Contexte de la guerre

Après la libération du sud du Liban le 25 mai 2000 (occupé depuis 1982 par israël), le Hezbollah fait de la libération de Samir Kantar un de ses principaux objectifs. Samir Kantar, membre du Front Populaire de Libération de la Palestine était détenu dans les prisons israéliennes depuis 1979. Après avoir proposé diverses solutions pacifiques restées sans réponse, Hezbollah menace de kidnapper des soldats israéliens en vue d’imposer un échange de prisonniers.

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L’opération « promesse tenue »

Le 12 juillet 2006, le Hezbollah met sa menace à exécution. Plusieurs de ses membres traversent la frontière, attaquent une patrouille israélienne et kidnappent deux de ses soldats. Une guerre est alors lancée par l’armée israélienne avec pour principaux objectifs de récupérer leurs soldats et d’anéantir le Hezbollah.

Interventants

Pour expliquer l’échec israélien, la chaîne libanaise al-Manar a produit puis diffusé « La troisième destruction », un documentaire explorant les coulisses de la guerre 2006, avec des commentaires et analyses d’experts tels que le Général libanais Michel Aoun, le Général français Alain Corvez, l’ancien chef de département de coopération militaire du ministère de la Défense de la Fédération de Russie Leonid Ivachov, ainsi que les témoignages de plusieurs experts israéliens.

Révélations et thématiques du documentaire

La première partie du documentaire met en avant une révélation du journal « Sunday Times », à savoir la désillusion du chef d’Etat-major israélien Dan Haloutz, qui après la première nuit de bombardement aurait informé le Premier ministre Ehud Olmert de la destruction de « toutes les roquettes à longue portée du Hezbollah ».

Propagande contre chefs d’œuvres médiatiques

Or, deux jours après le début de la guerre, le Secrétaire général du hezbollah, Sayd Hassan Nasrallah avait ordonné lors de sa première allocution télévisée la destruction d’un navire de guerre israélien situé à 16 km des côtes libanaises. Ayant été annoncée en direct, filmée puis exécutée sous les yeux effarés des habitants de Beyrouth, la destruction du navire a complètement anéanti les effets intimidants de la propagande israélienne et a certainement joué un grand rôle dans le maintien de la ferveur et du soutien populaire envers la résistance.

Une guerre des nerfs

Les différents experts militaires mettent en avant les ruses et provocations israéliennes en vue d’amener le commandement militaire du Hezbollah à exploiter la totalité de leurs capacités militaires en un seul coup, avec pour objectif de les lister puis les détruire. La direction du Hezbollah a cependant opté pour une stratégie d’escalade graduelle imposant aux israéliens des dommages de manière continue, de plus en plus forts et dont le potentiel caché était extrêmement anxiogène pour le peuple, les soldats et le commandement israéliens.

Un changement de timing imposé

D’une part, le Général français Alain Corvez révèle dans ce documentaire l’existence d’une réunion ayant eu lieu en 2004 aux Etats-Unis entre anciens présidents, ministres israéliens et hauts responsables américains dont l’objectif était de préparer une guerre contre le Liban. Ceci est confirmé par les propos d’Amir Rapaport dans le journal Maariv qui mentionne la mise en place d’un entrainement de 2 ans à compter de l’année 2004 portant sur une campagne militaire de 3 semaines contre le Liban.

D’autre part Seymour Hersh évoquait quant à lui dans le « New Yorker » que des responsables israéliens avaient informé Washington quelques mois avant le déclenchement de la guerre qu’ils avaient l’intention de frapper le Hezbollah. Ces frappes avaient pour objectif de savoir jusqu’à quel point Washington était prêt à aller pour soutenir de tels plans. Le plan prévoyait une réponse israélienne violente à toute attaque éventuellement menée par le Hezbollah contre israël.

En déclenchant l’opération militaire ayant entrainé l’enlèvement des deux soldats israéliens, le Hezbollah a imposé à israël d’entrer dans une guerre qu’elle n’avait initialement prévue que pour octobre, bousculant ainsi ses plans et la poussant à négliger ses derniers préparatifs.

Une guerre anglo-saxonne contre les intérêts français ?

Le Général français Alain Corvez mentionne également le fait que des Boeings américains chargés d’armement et munitions destinés à israël aient transité par l’aéroport de Londres, initialement à l’insu du gouvernement Britannique. Le Général s’étonne donc qu’un pays ami de la France, en l’occurrence le Liban ait pu être attaqué grâce à un approvisionnement américain et des facilités britanniques. Il déplore par ailleurs que ceci n’ait pas provoqué l’étonnement de l’Etat français.

Importance du conflit sur le plan international et notamment dans  l’instauration du terrorisme dit « islamiste »

Dix ans après la guerre de 2006 ayant opposé israël au Hezbollah, cet événement demeure sans doute le plus violent affrontement que l’armée sioniste ait connu de son histoire. Bien qu’ayant eu lieu sur une période relativement courte proportionnellement aux conséquences qu’ils auront entrainées, ces 33 jours de guerre ont provoqué dans la stratégie militaire américano-israélienne le renversement majeur de ces 15 dernières années. Cet échec, largement reconnu par le commandement et le peuple israélien a depuis 2006 dissuadé l’armée sioniste de mener toute nouvelle guerre de ce genre contre le Liban. Mais cet échec a aussi été le point de départ d’une nouvelle stratégie globale.

Un « Nouveau Moyen orient » libre, démocratique sur un modèle américano-sioniste

Condoleeza Rice évoquait un an avant la guerre de 2006 face à l’AIPAC (lobby américain pro-israélien proche du Likoud) l’instauration d’un « Nouveau Moyen Orient », « diffusant la liberté et la démocratie », une démocratie qui n’était réelle selon elle que dans les « territoires occupés d’Irak et de Palestine ».

C’est également face à l’AIPAC qu’elle saluait les démarches de « la Jordanie, du Bahreïn, du Qatar et du Maroc, sur la voie d’un processus d’ouverture dans leur système politique ». Elle saluait également les efforts « démocratiques » de l’Egypte, du Koweït et de… l’Arabie saoudite avant de s’en prendre à la Syrie pour sa présence militaire au Liban. Après le retrait syrien du Liban, il n’aura fallu qu’un an et trois mois pour qu’israël ne tente (en 2006) une nouvelle invasion terrestre cette fois-ci repoussée par le Hezbollah.

Puis un Nouveau Moyen Orient chaotique et terroriste

Face à l’impossibilité d’imposer ce projet par la force en 2006, le bloc américano-sioniste a mis en place une stratégie d’affaiblissement puis de partition des zones stratégiquement importantes pour l’approvisionnement du Hamas et du Hezbollah (principales forces militaires de résistance à israël).

Ces zones sensibles sont principalement l’Iran, la Syrie et le Soudan, toutes trois en proie à des pressions et ingérences étrangères favorisant leur partition et/ou leur affaiblissement.

La politique étrangère des USA, conformément aux intérêts de l’AIPAC a entrainé le Moyen orient dans une guerre :

–          – chaotique, sans commandement principal capable de fédérer les milices qu’elles supportent (ASL, Front al-Nosra, Daesh, Jaysh al-Islam, PKK, Talibans, al-Qaïda etc…).

–          – provoquant des zones de contrôle géographiquement éclatées afin d’éviter une assise militaire d’envergure pouvant échapper au contrôle de leurs parrains et ainsi se retourner contre israël.

–          – basée sur des grilles de lecture ethno-confessionnelles avec en son cœur et pour axe principal la création artificielle d’un affrontement « chiites contre sunnites » (en Syrie ou en Irak) mais aussi « kurdes contre arabes » ou « chrétiens contre musulmans » (dans des zones périphériques mais stratégiquement importantes pour l’approvisionnement en armes comme la frontière syro-turco-irakienne ou le Soudan).

S’il parait évident aujourd’hui qu’il ne reste pas grand-chose des envolées lyriques de Condoleezza Rice en 2005 concernant la liberté et la démocratie, le projet d’un Nouveau Moyen Orient révèle néanmoins deux constantes importantes qui elles n’ont pas changé de 2006 à nos jours :

1 ) La collusion entre les directives de l’AIPAC, la politique étrangère américaine (ainsi que celle de ses alliés du Golfe) et les intérêts israéliens constituent de manière factuelle la première cause de destructions massives et de massacres de civils.

2) Le Hezbollah aura été en 2006 face à israël et de 2012 à nos jours face aux groupes terroristes en Syrie la principale force d’infanterie capable de tenir en échec les bras armées de la politique étrangère américano-sioniste au Moyen Orient.

Source : axedelaresistance.com

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