Archives pour la catégorie Documentaires

Analyse de la guerre de 2006 – 10 ans après

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Contexte de la guerre

Après la libération du sud du Liban le 25 mai 2000 (occupé depuis 1982 par israël), le Hezbollah fait de la libération de Samir Kantar un de ses principaux objectifs. Samir Kantar, membre du Front Populaire de Libération de la Palestine était détenu dans les prisons israéliennes depuis 1979. Après avoir proposé diverses solutions pacifiques restées sans réponse, Hezbollah menace de kidnapper des soldats israéliens en vue d’imposer un échange de prisonniers.

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L’opération « promesse tenue »

Le 12 juillet 2006, le Hezbollah met sa menace à exécution. Plusieurs de ses membres traversent la frontière, attaquent une patrouille israélienne et kidnappent deux de ses soldats. Une guerre est alors lancée par l’armée israélienne avec pour principaux objectifs de récupérer leurs soldats et d’anéantir le Hezbollah.

Interventants

Pour expliquer l’échec israélien, la chaîne libanaise al-Manar a produit puis diffusé « La troisième destruction », un documentaire explorant les coulisses de la guerre 2006, avec des commentaires et analyses d’experts tels que le Général libanais Michel Aoun, le Général français Alain Corvez, l’ancien chef de département de coopération militaire du ministère de la Défense de la Fédération de Russie Leonid Ivachov, ainsi que les témoignages de plusieurs experts israéliens.

Révélations et thématiques du documentaire

La première partie du documentaire met en avant une révélation du journal « Sunday Times », à savoir la désillusion du chef d’Etat-major israélien Dan Haloutz, qui après la première nuit de bombardement aurait informé le Premier ministre Ehud Olmert de la destruction de « toutes les roquettes à longue portée du Hezbollah ».

Propagande contre chefs d’œuvres médiatiques

Or, deux jours après le début de la guerre, le Secrétaire général du hezbollah, Sayd Hassan Nasrallah avait ordonné lors de sa première allocution télévisée la destruction d’un navire de guerre israélien situé à 16 km des côtes libanaises. Ayant été annoncée en direct, filmée puis exécutée sous les yeux effarés des habitants de Beyrouth, la destruction du navire a complètement anéanti les effets intimidants de la propagande israélienne et a certainement joué un grand rôle dans le maintien de la ferveur et du soutien populaire envers la résistance.

Une guerre des nerfs

Les différents experts militaires mettent en avant les ruses et provocations israéliennes en vue d’amener le commandement militaire du Hezbollah à exploiter la totalité de leurs capacités militaires en un seul coup, avec pour objectif de les lister puis les détruire. La direction du Hezbollah a cependant opté pour une stratégie d’escalade graduelle imposant aux israéliens des dommages de manière continue, de plus en plus forts et dont le potentiel caché était extrêmement anxiogène pour le peuple, les soldats et le commandement israéliens.

Un changement de timing imposé

D’une part, le Général français Alain Corvez révèle dans ce documentaire l’existence d’une réunion ayant eu lieu en 2004 aux Etats-Unis entre anciens présidents, ministres israéliens et hauts responsables américains dont l’objectif était de préparer une guerre contre le Liban. Ceci est confirmé par les propos d’Amir Rapaport dans le journal Maariv qui mentionne la mise en place d’un entrainement de 2 ans à compter de l’année 2004 portant sur une campagne militaire de 3 semaines contre le Liban.

D’autre part Seymour Hersh évoquait quant à lui dans le « New Yorker » que des responsables israéliens avaient informé Washington quelques mois avant le déclenchement de la guerre qu’ils avaient l’intention de frapper le Hezbollah. Ces frappes avaient pour objectif de savoir jusqu’à quel point Washington était prêt à aller pour soutenir de tels plans. Le plan prévoyait une réponse israélienne violente à toute attaque éventuellement menée par le Hezbollah contre israël.

En déclenchant l’opération militaire ayant entrainé l’enlèvement des deux soldats israéliens, le Hezbollah a imposé à israël d’entrer dans une guerre qu’elle n’avait initialement prévue que pour octobre, bousculant ainsi ses plans et la poussant à négliger ses derniers préparatifs.

Une guerre anglo-saxonne contre les intérêts français ?

Le Général français Alain Corvez mentionne également le fait que des Boeings américains chargés d’armement et munitions destinés à israël aient transité par l’aéroport de Londres, initialement à l’insu du gouvernement Britannique. Le Général s’étonne donc qu’un pays ami de la France, en l’occurrence le Liban ait pu être attaqué grâce à un approvisionnement américain et des facilités britanniques. Il déplore par ailleurs que ceci n’ait pas provoqué l’étonnement de l’Etat français.

Importance du conflit sur le plan international et notamment dans  l’instauration du terrorisme dit « islamiste »

Dix ans après la guerre de 2006 ayant opposé israël au Hezbollah, cet événement demeure sans doute le plus violent affrontement que l’armée sioniste ait connu de son histoire. Bien qu’ayant eu lieu sur une période relativement courte proportionnellement aux conséquences qu’ils auront entrainées, ces 33 jours de guerre ont provoqué dans la stratégie militaire américano-israélienne le renversement majeur de ces 15 dernières années. Cet échec, largement reconnu par le commandement et le peuple israélien a depuis 2006 dissuadé l’armée sioniste de mener toute nouvelle guerre de ce genre contre le Liban. Mais cet échec a aussi été le point de départ d’une nouvelle stratégie globale.

Un « Nouveau Moyen orient » libre, démocratique sur un modèle américano-sioniste

Condoleeza Rice évoquait un an avant la guerre de 2006 face à l’AIPAC (lobby américain pro-israélien proche du Likoud) l’instauration d’un « Nouveau Moyen Orient », « diffusant la liberté et la démocratie », une démocratie qui n’était réelle selon elle que dans les « territoires occupés d’Irak et de Palestine ».

C’est également face à l’AIPAC qu’elle saluait les démarches de « la Jordanie, du Bahreïn, du Qatar et du Maroc, sur la voie d’un processus d’ouverture dans leur système politique ». Elle saluait également les efforts « démocratiques » de l’Egypte, du Koweït et de… l’Arabie saoudite avant de s’en prendre à la Syrie pour sa présence militaire au Liban. Après le retrait syrien du Liban, il n’aura fallu qu’un an et trois mois pour qu’israël ne tente (en 2006) une nouvelle invasion terrestre cette fois-ci repoussée par le Hezbollah.

Puis un Nouveau Moyen Orient chaotique et terroriste

Face à l’impossibilité d’imposer ce projet par la force en 2006, le bloc américano-sioniste a mis en place une stratégie d’affaiblissement puis de partition des zones stratégiquement importantes pour l’approvisionnement du Hamas et du Hezbollah (principales forces militaires de résistance à israël).

Ces zones sensibles sont principalement l’Iran, la Syrie et le Soudan, toutes trois en proie à des pressions et ingérences étrangères favorisant leur partition et/ou leur affaiblissement.

La politique étrangère des USA, conformément aux intérêts de l’AIPAC a entrainé le Moyen orient dans une guerre :

–          – chaotique, sans commandement principal capable de fédérer les milices qu’elles supportent (ASL, Front al-Nosra, Daesh, Jaysh al-Islam, PKK, Talibans, al-Qaïda etc…).

–          – provoquant des zones de contrôle géographiquement éclatées afin d’éviter une assise militaire d’envergure pouvant échapper au contrôle de leurs parrains et ainsi se retourner contre israël.

–          – basée sur des grilles de lecture ethno-confessionnelles avec en son cœur et pour axe principal la création artificielle d’un affrontement « chiites contre sunnites » (en Syrie ou en Irak) mais aussi « kurdes contre arabes » ou « chrétiens contre musulmans » (dans des zones périphériques mais stratégiquement importantes pour l’approvisionnement en armes comme la frontière syro-turco-irakienne ou le Soudan).

S’il parait évident aujourd’hui qu’il ne reste pas grand-chose des envolées lyriques de Condoleezza Rice en 2005 concernant la liberté et la démocratie, le projet d’un Nouveau Moyen Orient révèle néanmoins deux constantes importantes qui elles n’ont pas changé de 2006 à nos jours :

1 ) La collusion entre les directives de l’AIPAC, la politique étrangère américaine (ainsi que celle de ses alliés du Golfe) et les intérêts israéliens constituent de manière factuelle la première cause de destructions massives et de massacres de civils.

2) Le Hezbollah aura été en 2006 face à israël et de 2012 à nos jours face aux groupes terroristes en Syrie la principale force d’infanterie capable de tenir en échec les bras armées de la politique étrangère américano-sioniste au Moyen Orient.

Source : axedelaresistance.com

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La Petite Histoire – La guerre de Sécession, une « guerre pour les noirs » ?

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Par Christopher Lannes

Lorsque l’on évoque la guerre de Sécession, dans l’imaginaire occidental, on pense inévitablement à l’abolition de l’esclavage. Pour autant, dans cette guerre, l’émancipation des noirs était-elle l’objectif suprême ? A-t-elle déclenché la guerre ? Quel est son rôle dans la poursuite du conflit ? Tant de questions abordées par Christopher Lannes dans ce nouvel épisode de La petite Histoire.

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Le grand complot contre Égalité & Réconciliation

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Extrait de la conférence de Damien Viguier et Laurent Guyénot à Ferney-Voltaire

La campagne médiatique de lutte contre les « théories du complot » cache une offensive dirigée contre Alain Soral, le site E&R et les éditions Kontre Kulture. Maître Viguier explique pourquoi, en temps de guerre de tous contre tous, il est important pour les terroristes de conserver le monopole de la propagande et de faire taire toute source d’information adverse. La lutte contre le complotisme, tout comme les pseudo-luttes contre le terrorisme ou contre l’antisémitisme, ne sont que les armes de la propagande de l’ennemi.

La vidéo qui suit est l’allocution prononcée le 30 avril 2016 à Ferney-Voltaire dans le cadre de la conférence de Damien Viguier et Laurent Guyénot intitulée « Le Grand Complot ». La vidéo complète de la conférence suivra prochainement.

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Universités américaines : le cauchemar de la dette étudiante

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Mais alors, comment les pauvres pourront-ils devenir riches ?

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Aux États-Unis, des millions d’étudiants sont contraints de s’endetter lourdement pour pouvoir financer leurs études supérieures. Les correspondants de France 24 à Washington sont allés à leur rencontre.

 

Faire un reportage sur la dette étudiante, c’est aller à la rencontre de toute l’Amérique, car le phénomène n’épargne presque personne. Selon le ministère de l’Éducation, au moins 40 millions d’Américains avaient souscrit à un prêt bancaire en 2015, afin de financer leur passage sur les bancs de la fac. Le montant de leur emprunt s’élève en moyenne à 30 000 dollars.

Ces personnes ne sont généralement pas pauvres, mais plutôt acculées et entravées par un poids qui les empêche d’avancer dans leur vie. Pas le temps d’explorer le champ des possibles, de chercher le métier de leurs rêves, ni même de fonder une famille ou encore vouloir souscrire à un prêt immobilier… Dès qu’ils ont leur diplôme en poche, ces étudiants doivent chercher à gagner de l’argent, afin de ne pas se laisser déborder par les intérêts qui s’accumulent rapidement et éviter de se laisser emporter dans une spirale infernale.

 

Un système « hors de contrôle »

En février dernier, le rappeur Dee-1 en a même fait une chanson. David Augustine Jr de son vrai nom, étudiant de 27 ans diplômé de l’Université de Louisiane en 2009, venait enfin de rembourser son prêt étudiant. Il a chanté sa joie et dénoncé le système des prêts étudiants « hors de contrôle ». Son clip, posté sur les réseaux sociaux, a été regardé plus d’un million de fois en une semaine. Le Washington Post y voit même « l’hymne d’une génération ».

Voir le clip et lire la suite de l’article sur mashable.france24.com

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Syrie, le grand aveuglement : le demi-documentaire de France 2

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Une attaque en règle contre les VRP de l’empire, sans rien révéler du pouvoir réel

Le documentaire Syrie : le grand aveuglement, proposé le 18 février 2016 par France 2 dans son émission Un Œil sur la planète, a fait grand bruit. Beaucoup l’ont présenté comme un travail de journalisme rétablissant – enfin – la vérité sur un conflit dont les internautes, contrairement aux téléspectateurs, connaissent depuis longtemps les tenants et aboutissants.

Il faut reconnaître qu’il s’agit d’un film de grande qualité en comparaison de la propagande de ces cinq dernières années. Il aura le grand mérite de rétablir un certain nombre de vérités dans les consciences françaises, auxquelles ce même média, France 2, mais aussi les grands journaux (Le Monde, Libération, Le Figaro en tête) ont menti durant cinq ans. Le film traite en effet de sujets rarement évoqués à la télévision, comme les enjeux énergétiques qui sous-tendent la guerre en Syrie et, surtout, le soutien des chancelleries occidentales aux groupes djihadistes qui ont massacré tant de Syriens.

Mais il fait aussi l’impasse sur des enjeux essentiels (quid de la mainmise du lobby israélien sur l’ensemble des acteurs politiques américains, Congrès et Maison-Blanche inclus, ou sur la politique étrangère française ?), reste souvent dans la caricature proche de la contre-vérité (il y aurait eu au début du conflit de larges manifestations populaires et les Syriens se seraient ensuite « fait voler leur révolution »), fait intervenir, entre deux experts pertinents, un journaliste déjà pris en flagrant délit de mensonge (Georges Malbrunot), ou encore sert une conclusion en forme de manipulation de l’opinion (le flot de migrants vers l’Europe serait composé de familles fuyant la guerre).

Quant au titre du reportage, il dit tout de son omission centrale : selon les journalistes, le conflit qui ensanglante la Syrie depuis cinq ans serait le résultat d’un grand aveuglement. Adopter cette thèse, c’est considérer que les acteurs de la guerre visés dans le documentaire – au premier rang desquels les politiciens français responsables de notre politique étrangère – se sont trompés, et que le résultat désastreux est contraire à leurs intentions premières. Une thèse bien naïve, qui fait l’impasse sur une question qui mériterait une vraie réponse : n’y a-t-il pas des acteurs de la sphère politico-médiatique française qui, par leur volonté directe ou par le jeu de leurs allégeances, avaient intérêt à la destruction de la Syrie ? Ne peut-on pas considérer qu’en dernière instance, l’empire a malgré tout accompli en Syrie son objectif principal – la destruction du pays – et qu’il peut donc aujourd’hui se débarrasser à la fois de ses zélés serviteurs et de ses encombrants exécutants ?

Au final, ce documentaire – diffusé par la télévision d’État, faut-il le rappeler – apparaît comme un discours objectivement aligné sur le réajustement inévitable de la politique du Quai d’Orsay, qui malgré ses intentions guerrières n’a plus désormais en Syrie d’autre option que celle de se ranger aux décisions de la nouvelle alliance États-Unis / Russie. Et il est aussi, au passage, une manière de convertir l’opinion française à l’accueil de millions d’immigrés, à grand renfort de larmoiement sur le sort des enfants réfugiés.

Notons pour terminer que les journalistes qui ont composé ce film ont probablement, en toute bonne foi, le sentiment d’avoir visé juste et dévoilé la face cachée du conflit. Pourtant, s’il avait révélé l’imposture du vrai pouvoir en France et de son influence sur notre politique étrangère, nul doute qu’il n’aurait passé ni le filtre de la production, ni celui de la diffusion.

Ce préambule posé, nous laissons à nos lecteurs le soin de découvrir en détail cet événement audiovisuel, qui marque une inflexion claire dans la propagande médiatique sur le conflit syrien.

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