Hanoucca partout, crèches nulle part !

Depuis trois ans [1], les Français assistent à un étrange ballet qui consiste à interdire les crèches dans l’espace public, à quelques exceptions près, tout en autorisant les cérémonies d’Hanoucca dans le même espace public, comme si la religion officielle en France n’était plus le christianisme mais le judaïsme. Un remplacement hautement symbolique.

 

Retour en images sur la polémique de 2014 :

 

Évoquer la polémique des crèches à l’approche de Noël est devenu, hélas, un marronnier des médias nationaux. C’est pourtant le résultat d’une offensive maçonnique – on sait que les loges tiennent une bonne partie de la justice – sous le fallacieux prétexte de la « laïcité ». Une laïcité qui a bon dos puisqu’elle fonctionne sous le principe du « deux poids deux mesures », à l’image de la justice.

 

 

Pour preuve, la plupart des propos anti-judaïques sont assimilés par le monde politico-médiatique à un début de crime contre l’humanité sur le mode « ça commence par la critique d’Israël et ça finit en holocauste », tandis que les propos anti-musulmans et anti-chrétiens sont non seulement blanchis, mais quasiment encouragés !

 

 

Le christianisme, pourtant première religion de France, raillé, sali et blacklisté dans les médias, est l’ennemi non déclaré de la pensée dominante. La position de l’islam, seconde religion de France, est encore plus difficile, puisqu’il est désigné comme source du terrorisme qui frappe la France de manière massive depuis deux ans. Ces deux religions sont en outre accusées de judéophobie plus ou moins larvée. On aura tout vu !

 

 

La justice prend soin d’effacer toute trace de christianisme de l’espace public : les croix disparaissent sous la pression de micro-associations lourdement soutenues par les relais de l’oligarchie, que ce soit au niveau juridique ou au niveau médiatique. Les hommes politiques mainstream, ces symboles de lâcheté et de soumission, suivent et encouragent le mouvement, sauf ceux qui sont estampillés « extrême droite ».

C’est le cas de Robert Ménard, maire indépendant de Béziers mais élu grâce aux voix du Front national. Robert et son épouse Emmanuelle, le député apparenté FN de la 6e circonscription de l’Hérault, conduisent le combat pro-crèches dans un souci de sauvegarde de l’identité nationale [2]. L’intelligentsia catholique, qui craint la mauvaise image médiatique comme la peste (et que de toute façon elle aura), n’ose pas monter au front, laissant le soin aux politiques d’enfourcher le cheval chrétien.

« L’installation d’une crèche à titre temporaire à l’initiative d’une personne publique dans un emplacement public n’est légalement possible que lorsqu’elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, sans exprimer la reconnaissance d’un culte ou marquer une préférence religieuse » (le juge du TA de Montpellier)

Depuis deux ans, les tribunaux administratifs interdisent massivement les crèches dans les mairies pendant la période de Noël. Le 16 décembre 2017, le tribunal de Montpellier a ordonné le retrait de l’indécente crèche de la mairie de Béziers sous 48 heures, sous peine d’une astreinte de 2 000 euros par jour de retard. Mardi 18 décembre 2017, Ménard a décidé de la déplacer – à l’instar de la croix de Ploërmel – dans un autre bâtiment municipal. Un jeu de chat et de souris qui prêterait à sourire si ce symbole de la tradition nationale n’était en jeu.

« On se réserve le droit de faire appel, mais on va appliquer cette décision à la lettre : on enlève la crèche du hall et on va l’installer juste à côté. Elle est expulsée, on va lui trouver refuge. » (Robert Ménard)

Et comme par hasard, ça tombe sur le symbole de la Nativité, la naissance du Christ… Pendant ce temps, dans les grandes villes de France, la fête juive Hanoucca est fêtée avec pompes et ostentation. Les Français curieux ont encore en tête les vidéos d’Hanoucca aux pieds de la Tour Eiffel, avec la danse endiablée des leaders de la communauté, mélangée à des représentants politiques ravis, tel le député des Français de l’étranger Meyer Habib, représentant officieux en France de Benjamin Netanyahou.

 


 

La fête d’Hanoucca (ou Hannoucah) correspond au retour du culte dans le temple de Jérusalem après le massacre des macchabées des soldats d’Antiopus IV. Le cérémonial touche à l’espace public puisque pour la seule ville de Paris, du 12 au 20 décembre 2017, vingt « allumages » sont prévus. Parmi eux, celui du Champ de Mars, qui a vu un allumage géant s’opérer à 20 heures :

 

 

Si les années précédentes des vidéos avaient tourné sur l’Internet qui montraient la danse endiablée des responsables de la communauté juive franco-israélienne, cette année, curieusement, aucune image animée n’est disponible. Il semble que l’ostentation soit mal perçue par le grand public chrétien ou musulman qui lui, est privé de festivités publiques…
Le rabbin Nisenbaum justifie la multiplication des festivités juives dans l’espace public :

« L’explication est toute simple : on peut considérer que le judaïsme français serait en déclin voire finissant, et l’on se contente de gérer le quotidien. Notre choix se situe à l’opposé de cette option pessimiste emprunte de résignation. Nous allons de l’avant avec énergie, car notre porte est ouverte à tous. Chacun doit trouver sa place dans notre communauté, et déterminer de quelle façon il doit conduire son existence. Or, beaucoup de Juifs de ce pays sont perdus ou encore hésitants sur la voie à suivre. Il nous appartient donc d’agir, surtout à Hanoucca qui est, par excellence, la fête des retrouvailles… »

Il reste aux Français nostalgiques des célébrations chrétiennes à s’inscrire au plus vite à l’examen d’entrée au judaïsme afin de bénéficier de la préférence religieuse dont bénéficie cette religion de paix et d’amour.

 

Jacob Cohen a réagi sur Twitter à cette opération qui s’apparente à une mise au pas politique :

 

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Hanoucca-partout-creches-nulle-part-49001.html

 

 

 

Notes

[1] C’est en 2014 que commence le bras de fer entre Ménard et la justice administrative, sous la direction du Conseil d’État.

[2] Ce qui n’a pas empêché Ménard, pour faire bonne mesure, d’installer un chandelier à 7 branches dans sa mairie en 2014. Il déclarera : « C’est une fierté d’accueillir dans notre mairie les représentants de la communauté juive de Béziers. (…) Vous êtes ici depuis des siècles et vous êtes ici (…) chez vous. Totalement chez vous. S’en prendre à votre communauté, c’est s’en prendre à l’histoire de notre ville, à Béziers. »

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