Hezbollah: le danger d’une offensive américaine contre la Syrie menace le monde

Le secrétaire général -adjoint  du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a estimé que le danger d’une offensive américaine sur la Syrie englobait le monde entier, soulignant encore une fois que la solution à la crise syrienne devrait être politique et non militaire.

Cheikh Kassem a noté que la menace de « frappe » brandie par les Etats-Unis constituait en fait une « offensive » et une « ingérence dans les affaires d’un Etat indépendant et souverain ».

« C’est une nouvelle tentative d’imposer un nouveau Moyen-Orient puisque ce rêve existe toujours pour les Américains », a-t-il dénoncé lors de la cérémonie de remise des diplômes aux étudiants de l’Institut universitaire Al-Rassoul al-Aazam.

Tout en critiquant le « prétendu refus » américain de l’utilisation des armes chimiques en Syrie, il a accusé les Etats-Unis et « ceux qui les soutiennent » d’avoir causé, par leurs décisions et leurs positions agressives, la mort de plus de 100000 Syriens.

« Les Etats-Unis procèdent à une destruction systématique de la Syrie, sans chercher à rendre service au peuple syrien », a-t-il signalé, avant de rappeler que le président américain avait affirmé qu’il agissait « en faveur de la sécurité nationale américaine ».
Et de s’interroger: « Qui a dit que cette sécurité nationale donnait le droit de bombarder un autre pays, de tuer son peuple et d’interférer dans ses affaires? »

Cheikh Kassem a alors indiqué que les Etats-Unis étaient « confus » et recherchaient l’approbation arabe et internationale « pour réduire l’ampleur de l’énorme erreur qu’ils ont commises dans la région ».

« Les événements syriens durent depuis plus de deux ans et demi. Est-ce que la solution militaire a servi? Pas du tout! » a-t-il poursuivi, avant d’assurer encore une fois que la seule solution à la crise syrienne était politique et résidait dans un accord entre le régime et l’opposition.
Par ailleurs, et sur un plan interne, cheikh Kassem n’a pas manqué d’accuser les forces du 14 Mars d’empêcher la formation du gouvernement « pour des raisons régionales et à cause de leurs paris sur la situation en Syrie ».

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