Il n’y aura pas de guerre totale en Syrie, estime cheikh Kassem

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a écarté l’éventualité d’une guerre totale en Syrie, affirmant que le Hezbollah gardait pour lui «toutes les options ouvertes» en cas de frappes des États-Unis sur des cibles syriennes.

«Si une agression contre la Syrie devait avoir lieu, elle sera localisée. De ce fait, les réactions des acteurs majeurs dans ce pays seront à la mesure de la dimension de l’attaque», a déclaré le cheikh Kassem dans un long entretien publié vendredi par le quotidien local al-Joumhouria.

«Je le dis, nous n’allons pas vers une guerre totale, sauf si (le président américain Donald) Trump et (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu le décidaient», a-t-il ajouté.

Les Occidentaux, Washington en tête, ont menacé Damas de frappes imminentes après une attaque chimique présumée début avril à Douma, qu’ils imputent au gouvernement syrien, ce qu’il dément.

La Russie a dénoncé un «prétexte» utilisé pour lancer une opération militaire contre son allié, avertissant qu’elle abattrait tout missile lancé contre la Syrie.

«Nous avons bien vu que les frappes n’étaient qu’une option parmi d’autres pour l’administration US. Dans ce contexte, la situation reste floue, mais j’écarte la possibilité que la Russie et les États-Unis s’affrontent de manière directe et qu’une guerre totale se déclenche, même si Dieu seul sait ce qui se passe dans la tête de Trump», a affirmé le responsable du Hezbollah.

Dans le contexte, le secrétaire général adjoint du Hezbollah a qualifié de «fantaisistes» les agissements et les intentions du président américain dont «le résultat final pourrait bien être très maigre», prenant pour exemple la façon dont l’administration Trump a agi face à la Corée du Nord, «alors que tout le monde pensait qu’une nouvelle guerre mondiale allait éclater».

Interrogé sur la réaction du Hezbollah en cas de frappes américaines en Syrie, le cheikh Kassem a déclaré: «D’un côté, nous devons garder pour nous toutes les options ouvertes, notamment afin de maintenir l’ennemi dans l’inquiétude. De l’autre, il est préférable de ne pas évoquer des hypothèses qui pourraient ne pas avoir lieu. Mais ce qui est sûr, c’est qu’Israël sait très bien ce que peut faire le Hezbollah en cas d’agression».

Source: sites web et rédaction

 

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