Irak/Arbaïn de l’Imam Husseïn : ce dont les USA ont peur

De la sanglante guerre qui a opposé pendant huit années (1980-1988) et à la faveur du soutien occidental à Saddam des deux nations iranienne et irakienne, il ne reste plus qu’un amer et cauchemardesque souvenir dans la mémoire des deux peuples.

Depuis 15 jours, les frontières irano-irakiennes n’existent plus. Depuis 15 jours, les forces sécuritaires irakiennes assurent la sécurité des pèlerins iraniens tandis que des milliers de volontaires iraniens, soldats, médecins, infirmières, boulangers, coiffeurs, sapeur-pompiers, éboueurs se trouvent dans les villes irakiennes pour rendre services aux pèlerins irakiens, mais aussi à tous ceux, chiites, sunnites, chrétiens, qui sont arrivés par millions en Irak pour se recueillir sur la tombe de l’Imam Hossein (petit fils du prophète Mohammad ‘S’).

Fusion des deux peuples iranien et irakien

Ce 30 octobre c’est la date anniversaires du 40ème jour du martyr de Hossein (béni soit-il) et ils sont 20 millions de pèlerins à se rassembler à Karbala, lieu où l’Imam fut assassiné en l’an 61 de l’hégire. 20 millions de pèlerins, dont 2 millions d’Iraniens, hébergés non pas dans des hôtels, mais chez les Irakiens qui les accueillent à bras ouvert, leur offrant leur hospitalité légendaire. La fusion des deux peuples est une réalité qui ne devra pas passer inaperçue aux yeux des Américains et des médias à leur solde. Or ces médias imposent un black-out total à la plus grande manifestation religieuse du monde qu’est l’Arbaïn. Et ils n’ont pas tort, car le fait de couvrir un événement aussi grandiose qui fusionne deux nations que les États-Unis et Israël voulaient  voir en guerre permanente, c’est déjà un aveu d’échec.

Le Hachd al-Chaabi assure la sécurité des millions de fidèles

Les 20 millions de pèlerins de Karbala ont fait à pied une distance de 80 km pour se rendre de la ville irakienne de Najaf à  Karbala en Irak. 2 millions d’entre eux sont partis de l’Iran, mais 8 millions sont originaires du Pakistan, d’Inde, d’Asie, d’Afrique. À la foule se mêle aussi des Européens, de simples curieux ou des convertis. Cette immense foule, ce sont les forces de Mobilisation populaire, les Hachd al-Chaabi qui en assurent la sécurité.

Un Kamikaze a d’ailleurs été arrêté lundi soir à quelques heures du début du grand deuil chiite. Selon le QG du commandement de l’opération de Bagdad, le terroriste projetait de commettre une attaque terroriste sur la route qui mène à Karbala. Il portait une ceinture explosive et voulait la réactiver parmi les pèlerins à Tarmiyah dans le nord de Bagdad. Mais le coup a fait flop.

C’est décrire l’oeuvre gigantesque qu’accomplissent les forces sécuritaires irakiennes en ce moment. Car cette marche, c’est sous les yeux ahuris des Américains qu’elle se déroule sans que ces derniers puissent lever le petit doigt.

Les USA oeuvrent à réactiver Daech

En effet, les États-Unis ont focalisé le gros de leurs efforts à Al-Anbar, sur les frontières avec la Syrie où ils tentent de réactiver les cellules de Daech , de ramener les chefs daechistes depuis la Syrie voisine en Irak et de reconduire leur exploit de 2014 quand des milliers de terroristes ont surgi du néant et ont pris d’assaut Mossoul faisant marche sur la capitale irakienne. Est-ce possible? Depuis que la Résistance irakienne s’est formée, une résistance supra confessionnelle, l’Irak ne risque plus d’être surpris.

Le ministère irakien de la Défense a affirmé lundi avoir distribué des tracs à Al-Anbar dans le cadre d’une opération nommée « dernier avertissement ». Les tracts appellent les Irakiens à coopérer avec les forces de sécurité irakiennes pour accélérer la traque et puis le démantèlement des cellules dormantes de Daech que les Américains font tout pour réveiller. Le ministère irakien de la Défense avait déjà annoncé le renforcement de la présence des Hachd al-Chaabi près des frontière syro-irakiennes, en prévision des tentatives US d’envoyer les terroristes depuis la Syrie en Irak.

Après tout, le message de Hossein consiste depuis des siècles à dénoncer  l’injustice, la tyrannie et l’oppression que symbolisent,de nos jours, les États-Unis et Israël. Il s’agit d’un message qui dépasse les clivages confessionnels, nationaux pour appartenir à toutes les époques et à tous les peuples.

Source: Avec PressTV

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