Israël prépare une milice syrienne collaboratrice

soldats_mobilisationRien n’est jamais gratuit entre Israël et tous les autres

La compassion qu’il affiche si tendrement à l’encontre des miliciens blessés au sud de la Syrie dans leurs combats contre l’armée régulière syrienne et qu’il soigne dans ses hôpitaux, a certes son prix.

Elle devrait servir à la formation d’une milice collaboratrice syrienne (voire arabe aussi) qui aura pour mission de constituer une zone tampon au sud de la Syrie, afin de sécuriser la frontière avec la Palestine occupée.
Quelque chose qui ressemble fort à ce que les Israéliens avaient fait au sud Liban, à la fin des années 70 du siècle dernier, lorsqu’ils ont formé la milice collaboratrice, l’Armée du Liban sud (ALS) et qui a fini par s’effondrer  en l’an 2000, sous les coups de la Résistance Islamique au Liban.

Ce sont des sources ecclésiastiques proches de l’Église américaine qui ont révélé cette décision de l’entité sioniste  pour le quotidien libanais al-Akhbar. Il semble que Tel Aviv en a persuadé Washington et l’a incité à fournir l’armement et l’entrainement nécessaire à ses miliciens, tout en s’octroyant la charge de leur administration  en collaboration avec la Jordanie.

Cette force collaboratrice a d’ores et déjà été baptisée « Le bon mur » : un terme quoique très écarté de la lexicologie militaire et qui se veut illustrant la bonhomie  n’en rappelle pas moins celui avec lequel la Résistance libanaise avait taxé les collaborateurs libanais : les sacs de sable. En allusion à leur fonction d’encaisser les coups, en principe dirigés contre les militaires israéliens.

Cette décision israélienne a été prise dans le sillon des échecs essuyés par les rebelles qui ont été incapables de s’emparer la capitale syrienne. Alors que se poursuit la sécurisation des régions  de la  province de Damas, ainsi que le processus de réconciliation entre les miliciens syriens et l’armée régulière. Sans oublier les avancées importantes des troupes gouvernementales dans le Jabal al-Cheikh (montagne al-Cheikh), aux confins avec la Palestine occupée.

 

L’objectif d’une telle entreprise n’est pas seulement d’éloigner de la frontière les militaires de l’armée syrienne de la frontière, mais aussi les combattants de la Résistance islamique. Il s’agit aussi d’empêcher l’instauration d’un lien entre les deux fronts libanais et syrien dans une éventuelle guerre israélienne.
Des sources assurent que les Israéliens comptent aussi mettre en place ces miliciens collaborateurs dans les régions qu’ils occupent à Jabal al-Cheikh et les villages de Quneitra pour également protéger les militaires sionistes contre d’éventuelles attaques de la part de l’armée syrienne, des combattants des forces de défense et des comités populaires, sont disséminés dans les champs et les vallées de la région.

Jusqu’à présent, 700 rebelles syriens ont été soignés par les Israéliens, de l’aveu des rapports israéliens. Certains d’entre eux appartiennent au front al-Nosra d’Al-Qaïda et au Front Islamique pro-saoudien.

Cette révélation intervient avec l’arrivée de nouvelles cargaisons américaines d’armements et des informations selon lesquelles le QG des opérations des Occidentaux et des monarchies arabes qui se trouvait auparavant dans les régions turques a été transférée vers la ville de Ramtha en Jordanie.

Dans les gouvernorats du sud de la Syrie, en l’occurrence Souweïda,  Quneitra et Deraa, de nouveaux équipements militaires ont font leur apparition ente les mains des miliciens, dont des mortiers et des lance-roquettes de fabrication américaine. Leur réseau de communication est également plus perfectionné.

Des sources sécuritaires suivant de près ce qui se passe à l’aéroport jordanien al-Mafrak, rapportent que depuis quelques semaines les habitants des villages avoisinants de l’aérodrome observent un mouvement intense de transports de camions et de voitures 4*4 bondés de miliciens se dirigeant vers les deux passages avec le gouvernorat de Deraa et celui de Saouwayda.

Un scenario est très attendu pour très bientôt : le bombardement les videurs des 7 barrages d’eau construit dans le gouvernorat de Qunaytra, pour que ses eaux qui alimentent le fleuve de Yarmouk soient dirigées grâce aux pompes jordaniennes vers le lac de Tibériade, occupé par Israël. Ce lac qui subvient au tiers des besoins hydrauliques israéliens, inscrit cette année des niveaux inférieurs à la normale, ce qui augure une forte vague de sécheresse, due cette année à la rareté des pluies.

Ce que l’entité sioniste n’a pu obtenir du Liban, elle tente de la prendre de la Syrie. Elle devrait essuyer le même fiasco.

Source :

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=156957&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=22&s1=1

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