La Grande Guerre, gagnée par les soldats des colonies ?

C’est en substance la leçon à tirer des célébrations organisées par Bouchareb, Stora et Blanchard sur les « mémoires combattantes » au Musée de l’histoire et de l’immigration. Au moment où l’on accuse des historiens de se pencher un peu trop sur la Seconde Guerre mondiale, voici que les idéologues antiracistes s’attaquent à la Première, avec la bénédiction des autorités morales, politiques et culturelles.

Des autorités morales représentées par les historiens Benjamin Stora et Pascal Blanchard, politiques par le secrétaire d’État des Anciens Combattants et à la Mémoire, et culturelles par la section habituelle des activistes du Bien, avec, en tête de chenille, Jamel Debbouze, qui a misé sa chemise sur François Hollande. Et derrière le dircom du roi du Maroc, la litanie de la diversité : Lilian Thuram, Rokhaya Diallo, Sonia Rolland, Roschdy Zem, Elsa Zylberstein, Yvan Attal, Lucien-Jean Baptiste, Bérénice Béjo, Claudy Siar, Rachida Brakni, Soprano, Audrey Pulvar, Abd al Malik, Samuel Le Bihan, Jean-Pierre Bacri, Pascal Légitimus, Smaïn, Firmine Richard, Bernard Lama, Ramzy… L’union sacrée, comme en 14 !

 

Une belle bande de parrains et marraines

 

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Gentil Noir contre Méchant Blanc :
Gentil Noir gagne

 

Thuram, c’est ce footballeur français qui osa demander aux joueurs noirs, dans les vestiaires des Bleus, après la victoire en finale de Coupe du Monde, le 12 juillet 1998, de poser pour une photo souvenir… Un évènement passé sous silence à l’époque, dans l’effervescence nationale, qui n’avait pas échappé au capitaine Didier Deschamps.

Rokhaya Diallo est payée pour représenter le féminisme communautariste noir sur tous les plateaux. Séparer les Noirs des Blancs, une excellente idée, un apartheid dans l’autre sens… Elle vit des polémiques artificielles qu’elle crée, et qui lui assurent des revenus de parasite médiatique. Son appel avec Thuram et Blanchard pour une « république multiculturelle et post-raciale » pue l’Amérique et son race problem. En foot, elle applaudit le Sénégal contre la France, ce qui la résume bien.

Sonia Rolland, ex-Miss France, devenue comédienne pour des prods de série B. Son grand malheur n’est pas d’être tutsie et d’avoir échappé au massacre de 1994, mais d’avoir rencontré Christophe Rocancourt, l’escroc des people à lucidité réduite.

Roschdy Zem, lui, on se demande ce qu’il fout là : suffisamment talentueux pour ne pas avoir besoin d’un combat politico-douteux. En plus, il n’est pas cantonné aux rôles d’Arabe : ainsi, en duo avec Sara Forestier, il excelle dans Une nuit. Les mauvaises langues diront qu’il « doit » au lobby, qui le fait tourner. Tire-toi de là, Roschdy !

Elsa Zylberstein (« pierre d’argent »), c’est tout un poème : femme fatale qui fait tourner les têtes (de 45 degrés, pas plus), la Jennifer Aniston du Sentier doit sa notoriété à ses amants plus qu’à ses films. C’est LA comédienne du milieu, qui la place où il peut.

Yvan Attal, dit monsieur Charlotte à la ville, et monsieur Tsahal à la campagne (électorale). Il déclarait aux Grandes Gueules, sur RMC, le 25 avril 2014 : « Ben écoutez quand vous avez des manifestants dans la rue, des manifestations dans la rue où on crie “juifs dehors, la France n’est pas à toi”, ça me paraît très clair comme message, non ? » Oh, simple exhortation à l’Alyah.

 

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Ce soir, Bérénice sera au coeur du
triangle magique !

 

Bérénice Bejo, la jolie souris d’Hazanavicius, le réal. C’est tout. C’est pas elle qui va se mettre à mal penser. Au fait, quel rapport entre la starlette et les colonies, les Poilus, les « mémoires combattantes » ?

Rachida Brakni, ou la moitié de Cantona, couple engagé dans les combats contre le racisme et la richesse (de droite). Tous leurs rôles au cinéma sont empreints de cette noblesse d’âme. Jamais ils ne tourneraient dans un remake de Charles Bronson ou de Clint Eastwood, période facho, la meilleure.

Soprano, Marseillais, Comorien d’origine, plus gros vendeur de disques en France, pas vraiment un polytechnicien, mais il fait danser le pays. A sûrement dû obéir à une attachée de presse à moitié dingue, ou alors, s’est fait monter le chou par un Marseillais mal intentionné.

Audrey Pulvar, est-il encore besoin de la présenter ? Journaliste quand ça l’arrange de ne pas être noire, et noire quand ça l’arrange… Audrey représente la gauche adolescente, dont l’évolution politique s’est arrêtée en page 1 du Canard. Quand on pense à la perfection, pourquoi changer ?

Abd al Malik, lui, fait des phrases, et parfois, manipule quelques âmes en perdition. Chanteur de rap ou docteur islamique, il oscille, et nous on s’éloigne. Il faut lui reconnaître un talent : il sait exactement quoi dire aux décideurs médiatiques. Un caméléon rusé.

Samuel Le Bihan, le bon Blanc de la bande. Et puis, si ça peut rapporter un rôle, de montrer sa bobine dans un truc humanitaire… On a les Enfoirés qu’on peut.

Jean-Pierre Bacri, qui fait le même film, avec le même personnage, et quelques variations, depuis 20 ans. Aurait dû jouer avec la génération des Vincent, François, Paul et les autres. Aujourd’hui, un dinosaure, perdu, au milieu des mammifères.

Pascal Légitimus, devant l’échec du retour des Inconnus, repique au communautarisme. Pourtant, le public qui l’aimait se foutait de savoir s’il était noir ou blanc, ou même métis (et pourquoi pas quarteron). Maintenant, on va le voir comme « un Noir qui joue ». Tu parles d’une victoire.

Smaïn, ou les dégâts de SOS Racisme dans le showbiz. Son mérite : avoir montré, à son corps défendant, que faire l’Arabe menait au déshonneur et à la paupérisation.

Quant à Ramzy, il prouve à chaque apparition que le talent du duo Éric & Ramzy réside bien chez son comparse Éric Judor, un peu comme Élie & Dieudonné…

 

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Thuram va-t-il demander des croix blanches et des croix noires dans le cimetière militaire de Craonnelle ?

 

Tout ce qui pense, chante et joue, veut nous faire croire deux choses : un, que la France, dont l’armée a résisté héroïquement à l’agression allemande d’août 1914, a occulté le sacrifice (dont l’importance a été réduite pour des raisons de fierté nationale) des soldats issus des colonies africaines et orientales, et deux, que les soldats des colonies ont d’autant plus souffert qu’ils souffraient déjà du racisme. Et que le colonialisme expliquerait en partie le racisme actuel dont souffrent les immigrés. C’est l’explication post-colonialiste. Qui contribue à la hausse exponentielle de la culpabilité française. Pourtant, les pertes totales des régiments issus des colonies ne dépasseront pas 2 % des pertes métropolitaines, si l’on peut dire. Il s’agit donc d’un événement non majeur de la Première Guerre mondiale, surexploité historiquement à des fins politiques. La mort de 50 soldats blancs valant médiatiquement moins que celle d’un soldat noir sur le sol français. Basculement dans le racisme antiraciste, ou racisme inversé.

« Si le passé colonial reste encore enfoui en France, c’est qu’il a une peur. Celle d’ouvrir la porte d’une histoire constituée de fractures et de conflits. » (Pascal Blanchard à Libération)

Thèses et culpabilisation non écrites mais qui surgissent très nettement de la série documentaire diffusée sur France 3 le vendredi soir, à 22h40. Une bonne petite piqûre de rappel hebdomadaire du Docteur Bienpensance, qui durera jusqu’à mai 2015. Pour les responsables de cette opération, la France est malade, malade de vouloir oublier son obscur fond raciste. Heureusement que les historiens sont là pour le remonter à la surface ! Et on touille dans la plaie, histoire qu’elle ne se referme pas. Après l’exhumation du cadavre de Vichy l’antisémite, celle du cadavre plus ancien du racisme colonialiste est une nouvelle occasion de déchirer la France. Entre Sarkozy et Hollande, contre toute apparence, il y a continuité.

Si personne ne peut nier qu’un postulat raciste a fondé la colonisation, et qu’il est nécessaire de se pencher sur le passé, en revanche, juger hier avec les yeux d’aujourd’hui est un contresens, une absurdité qui ne peut mener qu’à des malentendus et à une accentuation des divisions du pays. Si Tintin au Congo, cette vieille histoire pourtant belge, baignait dans un paternalisme logique dans les années 30, son procès récent est un anachronisme moral total : quel dessinateur, en 2014, oserait créer un héros sûr de lui et dominateur, qui massacrerait des dizaines d’animaux sauvages, trônerait au milieu de négrillons au QI de Rantanplan qui bafouillent un patois franco-bamboulandais ? Faut-il être malhonnête pour superposer les époques, afin d’en tirer un jugement péremptoire, qui, on l’imagine, était déjà préparé en laboratoire ?

 

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Le vote musulman, cauchemar de Zemmour

 

On peut tout faire dire au passé : il ne peut pas se plaindre. Cela s’appelle l’Histoire Officielle, et ça continuera jusqu’à la fin des temps, au gré des besoins du pouvoir du moment. Actuellement, en délicatesse avec les classes populaires, l’asocialisme aux manettes de l’État a besoin du vote immigré. Sinon, il disparaîtra. Voilà pourquoi il fait assaut de démagogie et d’amabilités en direction des mémoires immigrées, et qu’une députée blonde du 93, dont la moralité coupe le souffle, demande la reconnaissance de l’État palestinien, ce qui ne mange pas de pain, mais qui peut accessoirement remplir les urnes. Si personne n’est dupe de cette manip, il s’agit avant tout de la déconstruire. Car nous aussi, on a droit à la déconstruction.

« Avec le programme Idéologie coloniale et héritages post-coloniaux, le Groupe de recherche Achac met en place différentes études et projets de recherches sur la “mémoire coloniale” afin de mesurer l’impact de ces questions dans les enjeux de citoyenneté contemporains, dont l’ouvrage La Fracture coloniale. » (achac.com)

Derrière tout ce pénible barouf, il y a les penseurs d’ACHAC et le groupe France Télévisions, jamais avare d’une autoflagellation nationale et d’une survalorisation des apports de l’immigration, quelle que soit la réalité, et la mesure de cette réalité. Au fait, l’ACHAC, c’est quoi ? L’Association pour la connaissance de l’histoire de l’Afrique contemporaine, un groupe de recherche subventionné entre autres par l’ACSE, Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, au budget de 400 millions d’euros, et futur CGET, Commissariat général à l’égalité des territoires, qui assurera la tutelle de l’ANRU, la rénovation urbaine, refilée devinez à qui ? François Pupponi !, qui distribuera en gros un milliard par an. On rappelle que Pupponi, le lieutenant de DSK à Sarcelles, a été mouillé par le juge d’instruction dans l’affaire du Cercle de jeu Wagram. On referme la parenthèse nauséabonde et on revient sur l’ACHAC, qui revendique 500 collaborateurs (!), dont 80 réguliers à travers le monde, précise Libération du 4 février 2012. Une armée mexicaine, ou plutôt africaine. À sa tête, Pascal Blanchard, devenu le « Monsieur colonies » de la télé.

 

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Tiens, on aurait plutôt dit Paris capitale européenne d’Israël

 

Sachez que dans les médias, les rédacteurs en chef sans imagination font appel à un même éventail de spécialistes : Patrick Pelloux pour la médecine d’urgence, Serge Tisseron pour la psychologie, François Jost pour l’analyse médiatique, Caroline Fourest pour l’islam, Clémentine Autain pour le viol, Jean-Yves Camus pour l’extrême droite, Ovidie pour le porno, Alexandre Adler pour la Russie… Blanchard, malgré son nom, est celui qui a le droit de séparer les pauvres Noirs des sales Blancs. La complexité, on s’en tape, ce qui compte, c’est le résultat ! Et les documentaires, payés rubis sur l’ongle par le diffuseur. Parce que les ventes de livres, elles ne s’envolent pas… même si les bénéfices sont reversés à l’ACHAC (socialisme redistributeur). Il faut dire que la thèse qui consiste à expliquer les problèmes des immigrés actuels, qui ont du mal à s’assimiler, par la violence colonisatrice française, elle a un peu de mal à passer. Dans le public, et chez les chercheurs sérieux.

Aujourd’hui, malgré l’appui grossier des médias, les thèses antifrançaises à sens unique sont rejetées par la population, qui vomit la littérature culpabilisatrice. Expliquer au dernier beauf de la cité des 4000 que « son » passé colonial donne raison aux exactions des racailles en bas de l’immeuble, c’est délicat. En face, il y a la thèse déculpabilisatrice de Lugan, avec son Mythes et manipulations de l’Histoire africaine, sous-titré « Mensonges et repentance », dans une autoédition de 2013… et chez Kontre Kulture. L’enfant réactualisé de son Histoire à l’endroit, sorti en 1989, qui avait déchiré le ciel de l’Histoire officielle. Blacklistées (on devrait dire whitelistées) pendant 20 ans, ses thèses sont aujourd’hui admises, réalité géopolitique oblige, par morceaux et par pays, dans Le Monde… mais sous d’autres plumes.

 

 

« Frères d’armes » du 7 novembre 2014

Voici le pitch :

« À l’occasion des commémorations du centième anniversaire de la Première Guerre mondiale et du soixante-dixième anniversaire du Débarquement, le projet s’attache à faire connaître le parcours de quelques héros représentatifs de nos diversités. »

Et la voix off du mini-documentaire :

« Arrière-petit-fils d’esclaves, Raphaël Elizé est né en Martinique, que ses parents quittent pour venir en France en 1902. Raphaël Elizé décide de faire l’école vétérinaire de Lyon, avant d’être mobilisé en juillet 1914, au 36ème régiment d’infanterie coloniale… Il milite au sein de la SFIO, il s’implique dans la politique locale et en 1929, est élu maire de Sablé-sur-Sarthe… Après avoir été à nouveau mobilisé en 1939, il est ensuite démis de son mandat par le régime de Vichy, à la demande des occupants allemands. Refusant cette décision, et profondément républicain, il s’engage dans la Résistance. Dénoncé, arrêté en septembre 1943, il sera torturé et déporté au camp de concentration de Buchenwald, la même année. Le 9 février 1945 un bombardement allié le foudroie, à trois mois de la libération du camp. Cruel destin pour cet homme hors du commun. Sa vie, son combat, furent ceux d’un Français, d’un homme libre, venu des lointaines Antilles. »

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Miracle de la compétition victimaire : dans un doc consacré aux Africains et à la colonisation, « on » arrive à nous refourguer Auschwitz !

 

D’abord, deux correctifs : les images de Buchenwald du documentaire sont en fait des images d’Auschwitz. Et quand le sujet évoque la « Martinique, que ses parents quittent pour venir en France », on se souvient de l’ancien secrétaire d’État chargé de l’Outre-Mer, Yves Jégo, débarqué par Fillon après les grandes grèves guadeloupéennes de février 2009. Invité dans un débat télé, il avait dit en substance qu’il était « revenu en France »…

C’est dire le sérieux avec lequel tout cela a été produit. Peut-être qu’on pinaille, mais si les historiens commencent à s’asseoir sur la précision… On dirait que des intellectuels de la trempe de Bouchareb, avec ses récompenses cannoises, ou de Blanchard, qui transforme l’Histoire en marketing politique, ont le droit de se tromper. Et avec une « sécurité » (au vrai sens du terme) assurée par les médias, de produire de la morale pseudo-historique et du story-telling manichéen sans risquer l’excommunication.

La paire Blanchard/Bouchareb, ou comment transformer les Français en Noirs, Arabes, et Blancs. Blacks, Blancs et Beurs. Retour à la case SOS Raciste. Un beau travail de déconstruction de la République ! Casser la France en morceaux avec le marteau de l’Histoire, pour complaire au pouvoir et en tirer prébendes.

 

Annexes

 

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Bouchareb & Blanchard, les Éric & Ramzy de l’Histoire

 

Pour les curieux, ou les masochistes, voici une partie du texte de présentation de Rachid Bouchareb et Pascal Blanchard, diffusé en mars 2014 :

« Ils se sont battus pour la France depuis plus d’un siècle… À l’initiative du ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif, ce programme est parti d’un constat simple : comment valoriser ces récits incroyables issus de nos diversités dans les commémorations à venir ? […] En 2014, nous souhaitons rendre hommage, en lien avec tous les ministres concernés, à un “cycle mémoriel” unique en son genre : 50 récits des quatre coins du monde, 50 portraits avec le regard d’historiens et des archives inédites, une réalisation puissante et 50 voix-commentaires de personnalités pour rendre attractifs ces récits pour le grand public. […] En faisant appel à des personnalités reconnues d’aujourd’hui pour parler de ces héros Français, c’est faire de l’histoire de France… C’est une démarche citoyenne exemplaire saluée immédiatement par France Télévision, France 3 et France Ô et le réseau outre-mer qui se sont pleinement engagés sur le projet dès son origine. »

 

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Plusieurs clandestins noirs se cachent dans cette équipe. Saurez-vous les trouver et les shooter, comme l’exige Lilian Thuram ?

 

La France a été le premier pays à faire jouer des Noirs et des Blancs ensemble, les fondant dans Les Bleus. Chez ACHAC, on s’attache à faire l’inverse :

« Le programme Immigration, football et récit dans le siècle (2010-2011) s’inscrit autour de l’histoire des joueurs issus des immigrations afro-antillaises, maghrébines et européennes en équipe de France de football. Cette saga est reprise à travers trois expositions (Des Noirs dans les bleus. L’histoire des joueurs afro-antillais, réunionnais, guyanais, mauriciens et néo-calédoniens en Équipe de France de 1930 à 2010 ; Les joueurs maghrébins en équipe de France. L’histoire des joueurs algériens, marocains, tunisiens et pieds-noirs en Équipe de France de 1924 à 2010 ; Ces Bleus venus d’Europe. Un siècle de présences en Équipe de France de 1908 à 2010) présentées dans de nombreuses villes à travers la France et les DOM (Amiens, Lyon, Saint-Etienne, Toulouse, Saint-Denis de la Réunion…). Parallèlement aux expositions, le DVD du film documentaire Des Noirs en couleur (diffusé sur Canal+) a été édité chez Universal en 2010, à l’occasion de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud. »

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Yo brotha, les Harlem Hellfighters en tournée sur le french front… In da face, Blanchard !

 

Et un extrait du Parisien illustrant le racisme colonialiste français :

« Impossible donc de les employer sous commandement américain. Les marines basés en Bretagne accueillent d’ailleurs les renforts noirs avec violence, les refusent dans leurs baraquements et les battent régulièrement. Indignés, les Français insistent pour que le régiment passe sous leur commandement. Le 17 mars 1918, le 15e de New York, rebaptisé 369e régiment d’infanterie américain, débarque à Givry-en-Argonne (Marne). Henry Johnson et Needham Roberts sont équipés des fusils, musettes et casques des poilus français… Qui accueillent avec chaleur les quelque 2 000 Noirs du régiment. »

 

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