La guerre économique contre l’Iran et la mauvaise estimation américaine!

Malgré l’accroissement de la crise économique qui frappe la République islamique d’Iran, Washington, ainsi que «Tel Aviv» et certains pays sous-estiment encore la situation interne en Iran. Ce n’est pas la première fois qu’une guerre économique est menée contre Téhéran, bien que la guerre actuelle soit la plus difficile.

Mais l’analyse de cette question doit se faire en prenant en compte ce qui est diffusé dans les médias américains et israéliens qui abordent le sujet de près, afin que cette analyse ne soit pas partielle ou fausse. Ce qui se passe en Iran est loin de la guerre globale que mènent l’Amérique et l’entité sioniste, qui cherchent à présenter une image diffamée de la situation en Iran montrant un grand écart entre le peuple iranien et le régime en place!

Ces derniers jours, les discours des politiciens américains et israéliens incitaient le peuple iranien à se soulever contre le pouvoir iranien. Cela indique plusieurs points:

Premièrement: Washington et «Tel Aviv» sont passés de la politique de confrontation indirecte avec Téhéran, à travers les alliés, à la politique de la confrontation directe. Ce qui est un résultat naturel après l’échec de tous les comptes liés aux agents des américains dans le monde, ces-derniers se voient forcés à débarquer sur le terrain de confrontation.

Deuxièmement : Washington et «Tel Aviv» cherchent à transférer le conflit vers l’arène iranienne en tant que nouvelle scène de conflit, cela semble clair à travers la politique américaine qui cherche à courtiser le peuple iranien, ainsi que les messages israéliens que Netanyahu a adressés au peuple iranien à travers les réseaux sociaux, à travers lesquels il a évoqué la situation économique en Iran et les capacités de «Tel Aviv» à modifier cette situation.

Troisièmement: L’objectif de la nouvelle guerre économique, qui entre dans le cadre de la guerre douce, est de frapper la stabilité de la dimension stratégique de l’axe de la résistance (qui est l’Iran), ce qui pourrait entrainer l’instabilité des autres parties de l’axe. Cela est difficile grâce au développement de la république islamique d’Iran à tous les niveaux.

A la base de ce qui précède, il semble clair qu’il existe un pari américain sur la possibilité de déstabiliser l’Iran à partir de la crise économique. Selon les américains cette crise pourrait frapper les intérêts de l’Iran et de ses alliés, ils misent sur la possibilité que Téhéran fasse des compromis ou des concessions sur les questions régionales afin d’alléger la crise.

D’autre part, Washington et «Tel Aviv» ont compris que toutes les stratégies adoptées pour punir Téhéran n’ont pas réussi, y compris la stratégie d’endiguer l’Iran, à partir de l’accord nucléaire. Cela a permis aux gouverneurs américains de comprendre la limite des options face à l’Iran. Ils n’ont donc pas d’autre choix que de miser sur les effets de la pression américaine sur le peuple iranien et nuire à la relation complémentaire qui existe entre le peuple iranien et le pouvoir en place.

Une fois de plus, les américains font une erreur d’estimation. La guerre acharnée entre Téhéran et «Tel Aviv» ne fait pas partie des comptes commerciaux, et économiques de la direction iranienne. Cette guerre est une guerre idéologique et doctrinale. La fermeté de l’Iran face aux anciennes sanctions est la seule expérience et le seul exemple valable, sur lequel il faut parier et qu’il faut prendre en considération. Cette expérience prouve que le pari américain échouera. Cela signifie que la mauvaise estimation américaine en ce qui concerne la situation iranienne aura des répercussions régionales majeures sur la sécurité nationale de l’entité sioniste et, par conséquent, sur l’influence américaine dans la région. En outre, le pouvoir iranien reflète la volonté d’une majorité populaire contrairement à ce que pense la direction américaine. Le jeu des estimations politiques est adopté par la plupart des pays, mais la différence cette fois ci, c’est que la situation actuelle ne supporterait pas un nouvel échec parce que la carte des sanctions économiques est la dernière à jouer.

Source : Al-Ahed, traduit par l’équipe du site

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