Le criminel contre l’humanité, criminel de guerre et ancien président du Liberia, Charles Taylor, travaillait pour la CIA

C’est une information parue en 2002 dans le Boston Globe et repris par la BBC. L’article date de 2012. Charles Taylor fut condamné plus tard pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par le Tribunal Pénal International pour son soutien aux milices criminelles du R.U.F pour leurs terribles exactions en Sierra Leone. On apprenait suite aux informations obtenues par le Boston Globe que Charles Taylor, à la nationalité étatsunienne par son père et sa mère, fut un informateur travaillant pour la CIA dans les années 1980. Il s’échappa d’une prison étatsunienne avec des complicités internes pour aller au Liberia et conquérir le pouvoir en déclenchant une terrible guerre civile contre le président de l’époque Samuel Doe, bête noire des Etats-Unis. Cette guerre fut déclenchée à partir du Burkina Faso malgré l’opposition de Sankara qui fut assassiné avant qu’elle débute. Où les intérêts de la Françafrique et de l’Américafrique convergèrent pour se débarrasser des leaders gênants en Afrique de l’Ouest (Burkina Faso et Liberia).

– RFI Les liaisons dangereuses entre les futurs rebelles libériens, et les pouvoirs ivoirien et burkinabè 
– RAI 3 Comment les Etats-Unis et la France ont organisé l’assassinat de Thomas Sankara (vidéo RAI 3)

Les autorités étatsuniennes affirment que l’ancien dirigeant libérien Charles Taylor travaillait pour ses agences de renseignement, dont la CIA, selon le Boston Globe.

La révélation vient en réponse à une demande d’accès à l’information (Freedom Act of Information) formulée par le journal.

Un journaliste du Globe a déclaré à la BBC qu’il s’agissait de la première confirmation officielle de rapports de longue date sur une relation entre les services de renseignement étatsuniens et Taylor.

Taylor attend le verdict de son procès pour crimes de guerre présumés.

Des rumeurs de liens avec la CIA se sont répandues en juillet 2009 lorsque Taylor lui-même a déclaré à son procès, devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, soutenu par l’ONU à La Haye, que des agents étatsuniens l’avaient aidé à s’échapper d’une prison de haute sécurité à Boston en 1985.

La CIA de l’époque démentait ces affirmations comme étant « totalement absurdes ».

Mais aujourd’hui, la Defence Intelligence Agency, le bras espion du Pentagone, a révélé que ses agents – et ceux de la CIA – ont plus tard utilisé Taylor comme informateur, rapporte le Globe.

Le journaliste du Globe, Bryan Bender, a déclaré au programme Network Africa de la BBC que les responsables du Pentagone refusaient de donner des détails sur le rôle exact joué par Taylor, évoquant une question de sécurité nationale.

Mais ils ont confirmé que Taylor a commencé à travailler pour la première fois avec les services de renseignement étatsuniens dans les années 1980, période à laquelle il est devenu l’un des seigneurs de guerre les plus célèbres du monde, a déclaré Bender.

Taylor a ensuite été élu président du Liberia.

Il a été accusé d’avoir armé et contrôlé les rebelles du RUF en Sierra Leone voisine au cours d’une campagne de terreur de dix ans menée principalement contre des civils.

S’il était condamné, Taylor purgerait une peine de prison au Royaume-Uni.

Il nie les accusations de meurtre, de viol et d’utilisation d’enfants soldats.

NDE: Le 26 avril 2012, le Tribunal spécial pour la Sierra Leone le reconnaît coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Il devient le premier ex-chef d’État à être condamné pour crimes contre l’humanité et crime de guerres depuis le procès de Nuremberg. Le , le Tribunal Spécial pour la Sierra Leone le condamne à une peine de 50 ans de prison.

Cette condamnation est confirmée en appel le 26 septembre 2013, faisant de Charles Taylor le premier ex-chef d’État à être définitivement condamné par un tribunal international depuis la Seconde Guerre Mondiale. Comme prévu dans un accord confidentiel conclu en 2007, il purge sa peine dans une prison britannique.

Article originel : Charles Taylor ‘worked’ for CIA in Liberia

 

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