Le Venezuela plus que jamais la cible de l’Empire

drapeau venezuelaAffaibli par la mort du charismatique Hugo Chávez, le Venezuela connaît depuis une vague de subversion de grande ampleur, l’Empire n’ayant jamais perdu espoir de mettre la main sur ce pays rebelle et producteur de pétrole.

Sept mois après son élection, Nicolas Maduro tente de remettre de l’ordre dans le pays et de contenir les excès d’une opposition pilotée par Washington et prête à toutes les manœuvres pour déstabiliser le pouvoir : agitations de rue, campagnes médiatiques de calomnies sur le Président et le parti au pouvoir, sabotages sur le réseau électrique, spéculation sur les denrées alimentaires  [1].

Tout est bon pour agiter le peuple, y compris la diffusion par les médias privés, à la solde de l’opposition, d’un soi-disant message  [2] du défunt Hugo Chávez à l’intention de son frère, Adam Chávez :

« Je veux que tu dises aux autres qu’aujourd’hui, le 16 septembre, je suis plus vivant que jamais. Qui aurait pensé que notre ennemi était parmi nous ? Toutes ces accolades, ces poignées de mains et tous ces mensonges ! »

Nicolas Maduro a mis en cause Juan José Rendón, publicitaire (publicitaire et stratège des campagnes de droite, une sorte de Jacques Séguéla local) comme l’auteur de ce montage :

« Ce bandit à la manque, ce salopard de J. J. Rendón et la droite fasciste du Venezuela sont capables d’imiter la voix du Comandante pour dire qu’il est vivant et que nous l’avons enlevé ! »

Le but de toutes ces opérations étant d’arriver à ce qu’un climat délétère atteigne un point culminant dans l’opinion publique, permettant la remise en cause de la légitimité de Maduro.

Ces tentatives ne sont pas nouvelles pour Nicolas Maduro : il a pu les observer régulièrement lors des années de présidence d’Hugo Chávez. Il sait que son pouvoir est plus fragile, à tel point qu’il n’a pas souhaité quitter le pays pour se rendre à l’assemblée générale des Nations unies, en septembre dernier : des renseignements étaient apparus indiquant qu’un « accident » pourrait lui arriver durant son séjour aux États-Unis.

Après avoir expulsé trois représentants états-uniens, Nicolas Maduro a informé Washington que l’ensemble de ses représentants au Venezuela subiraient le même sort, si ces derniers continuent de comploter avec l’opposition et les grands groupes capitalistes. (Il n’y a plus d’ambassadeur du Venezuela à Washington, ni d’ambassadeur des États-Unis à Caracas depuis 2010.)

Nicolas Maduro a présenté mardi au Parlement, dans un long discours retransmis à la télévision, une demande de pouvoirs spéciaux afin de légiférer par décrets et de lutter contre la corruption qui gangrène le pays et facilite les menées contre-révolutionnaires de l’opposition :

« Je sollicite au nom du peuple vénézuélien des pouvoirs spéciaux pour douze mois afin de lancer, avec beaucoup de force, d’intégrité et de volontarisme, le combat contre la corruption et faire tomber les corrompus et leurs complices. Si la corruption continue à se reproduire et à perpétuer sa logique capitaliste destructive, ici il n’y aura pas de socialisme. »

Ces pouvoirs spéciaux permettant de gouverner par décret ne sont pas chose nouvelle et ont été demandés par tous les présidents du pays depuis une quarantaine d’années. Hugo Chávez y a eu recours en 2000, 2001, 2008 et 2010, lui permettant de faire appliquer plus de deux cents textes.

Source :

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-Venezuela-plus-que-jamais-la-cible-de-l-Empire-20627.html

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