L’Occident accuse encore Assad de gazer les civils

Après moult tergiversations, Jaïsh al-islam a fini par capituler à Douma. Leur retrait n’est toutefois pas allé sans casse ni dégâts. Juste avant de prendre la poudre d’escampette, les terroristes ont tiré des missiles contre Damas, provoquant des morts, mais aussi et surtout ils ont gazé les civils qu’ils prenaient en otages depuis 60 jours.

Œuvre criminelle accomplie, ils viennent d’annoncer, dans des propos cités par la TV syrienne, être prêts à négocier. Dans les heures suivant cette attaque, que la Russie avait d’ailleurs prédite, les médias mainstream combinés à ceux d’Israël en ont accusé l’armée syrienne. Chose étrange s’il en est, car celle-ci contrôle désormais la quasi-totalité de la Ghouta orientale et, par conséquent, n’a nullement besoin de gazer qui que ce soit.

Que cherche donc l’axe atlantiste à Douma ? 

Comme à chaque fois que l’armée syrienne remporte une victoire décisive, il s’agit de masquer une défaite stratégique et surtout de contrer son avancée. La même partition d’ailleurs été jouée juste avant la libération d’Alep, quand le camp atlantiste a accusé l’armée syrienne, sur le point de gagner, d’avoir eu recours aux substances chimiques à Khan Cheikhoun dans la province d’Idlib. Et d’ailleurs, ce fut sur la base de ce prétexte que le Pentagone a pris en avril 2017 pour cible avec ses 54 missiles Tomahawk la base aérienne d’al-Chayrat, dans la province de Homs.

Le scénario se répète donc, cette fois dans la Ghouta orientale, où l’armée syrienne a désormais la main haute.

Mais ce n’est pas tout. Les terroristes de Jaish al-islam, à qui est revenue cette fois la mission d’exécuter le scénario dans la Ghouta orientale, n’ont cessé de souffler le chaud et le froid. L’attaque chimique leur permettra donc de retarder leur retrait de Douma. Mais il y a aussi un autre fait qui inquiète le mentor saoudien de Jaïsh al-Islam : le retrait annoncé des forces US de Syrie préoccupe au plus haut point l’Arabie saoudite qui fera tout ce qui en son pouvoir pour convaincre l’Amérique de rester. Surtout qu’Israël est aussi de la partie et ne cesse de mettre en garde contre la supposée « domination iranienne » en Syrie. Cette attaque chimique tombe donc à point nommé dans la mesure où elle est potentiellement capable de dissuader les Américains de se retirer de Syrie.

Mais il y a aussi un autre souci pour Israël, à savoir la Marche de grand retour. Depuis 10 jours, Israël et ses crimes contre les Gazaouis sont à la une des médias et il est grand temps de les déloger du devant de la scène et d’y placer Assad et ses « crimes ». Au Conseil de sécurité, qui se réunit pour un oui ou un non dès qu’il s’agit de l’Iran ou de la Russie, les États-Unis ont d’ailleurs très effrontément barrer la route à une résolution anti-israélienne censée mettre fin à l’effusion du sang. À Douma, l’Arabie saoudite fait exactement la même chose : tenter de sauver Israël par le biais de ses mercenaires.

 

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