L’Ukraine multiplie les provocations sanglantes et les opérations sous faux drapeau dans le Donbass

Depuis plus d’une semaine, l’armée ukrainienne multiplie les provocations sur la ligne de front, tirant tantôt sur la République Populaire de Donetsk (RPD) pour pousser son armée à tirer en retour, tantôt sur les villes qui se trouvent sous son contrôle afin d’en faire porter la responsabilité à la RPD.

Après les tirs sur Spartak et Troudovskyi la semaine dernière sous prétexte d’attaques fantômes de l’armée de la RPD, et essayant de rééditer l’opération sous faux drapeau menée contre Avdeyevka du 13 mai qui avait fait quatre morts parmi les civils (immédiatement imputés à la RPD alors que la direction des tirs indique clairement des positions qui étaient tenues par Secteur Droit à Vodyanoye), l’armée ukrainienne a tiré sur Krasnogorovka et s’apprête à recommencer.

Le 28 mai, des tirs venant de deux directions différentes ont frappé Krasnogorovka, qui se trouve en territoire occupé par l’armée ukrainienne. Des tirs qui ont blessé une civile, et endommagé plusieurs bâtiments dont l’hôpital. Immédiatement les médias ukrainiens ont hurlé au bombardement de la part de l’armée de la RPD.

Sauf qu’après enquête en analysant les photos et vidéos prises sur place et les témoignages il s’avère que, comme pour Avdeyevka, le bombardement venait bien de l’armée ukrainienne, et plus précisément des positions de la 92e brigade situés à Maryinka et Kourakhovo. Et ce n’est pas du mortier et des armes antiaériennes qui ont été utilisés comme clamés par la propagande ukrainienne mais de l’artillerie lourde et des lance-roquettes multiples Grad (tirés depuis Kourakhovo). Sur les 23 tirs ayant touché la localité, neuf seulement venaient de Maryinka, le reste venant de Kourakhovo.

D’ailleurs, fait troublant, les officiers russes du Centre Conjoint de Coordination et de Contrôle du cessez-le-feu (CCCC) n’ont pas été autorisés à aller inspecter les zones bombardées. Comme les observateurs de l’OSCE, les membres du CCCC doivent pouvoir accéder aux zones bombardées pour analyse. Le fait que les officiers russes de cette institution n’aient pas été autorisés à inspecter les lieux indiquent clairement que l’Ukraine à quelque chose à cacher.

Et si on rajoute le fait que les observateurs de l’OSCE n’ont rapporté que les dégâts liés aux tirs venant de Maryinka, et pas ceux liés aux tirs de Grad venant de Kourakhovo (soit ils se sont laissés trompés par le commandement ukrainien, soit ils sont décidément très complaisants avec les crimes de l’armée ukrainienne), là il n’y a plus beaucoup de questions à se poser.

Car en regardant la carte, l’évidence saute aux yeux, si les tirs venant de Maryinka peuvent facilement être attribués à l’armée de la RPD en bidouillant l’angle de tir mesuré sur le terrain de quelques degrés, pour les tirs venant de Kourakhovo, c’est bien plus problématique :

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Il faut d’ailleurs souligner que ce bombardement sous faux drapeau a aussi fait des victimes parmi les soldats du régiment Azov, dont les positions temporaires se sont retrouvées sous le feu de leurs camarades de la 92e brigade. Le régiment aurait subi des pertes lourdes avec environ 10 morts et 15 blessés, et sept pièces d’armement endommagées.

Suite à ce bombardement, huit soldats de la 92e brigade ont déserté. Il semble que ce genre de méthode ignoble pour faire porter le chapeau à la RPD ne soit pas du goût de tous les soldats ukrainiens. Ils sont actuellement activement recherchés par le SBU et le régiment Azov avec l’aide du 22e bataillon « Kharkov ».

Mais vu l’augmentation constante du nombre de déserteurs, ces unités risquent bien de se retrouver quelque peu dépassées par l’ampleur de la tâche à accomplir. Car ce mois-ci, le nombre de déserteurs recherchés par l’armée ukrainienne a atteint les 10 000, soit 1 700 de plus que le mois précédent. Une véritable hémorragie, qui affaibli les forces armées ukrainiennes présentes sur le front.

Et si le procureur militaire ukrainien, Anatoly Matios tient parole et décide de poursuivre les soldats des bataillons néo-nazis qui ont commis des crimes dans le Donbass, les forces armées ukrainiennes sur le front vont fondre comme neige au soleil (ces bataillons représentant 25 % des forces ukrainiennes sur le front du Donbass) pendant que les tribunaux vont se remplir en Ukraine.

En effet, dans la droite ligne du procès des membres du bataillon Tornado, Matios semble décidé à nettoyer (ne serait-ce qu’un peu) les écuries d’Augias que sont les bataillons néo-nazis. Ainsi, le procureur militaire ukrainien a déclaré avoir lancé des procédures pénales contre plusieurs soldats du régiment Azov qui sont accusés de meurtre, et d’autres contre des soldats de Secteur Droit accusés de viols, enlèvements et trafics d’armes. Il faut dire que leurs crimes atteignent de tels sommets qu’il devient urgent de punir les pires criminels au sein de ces bataillons pour éviter que cela ne fasse trop tâche. Le tout sur fond de conflits de plus en plus violents entre les unités régulières de l’armée ukrainienne et ces bataillons néo-nazis.

Et au vu des nouvelles opérations sous faux drapeau que prépare le commandement ukrainien, la liste des crimes de guerre des bataillons néo-nazis va continuer à s’allonger. Les services de reconnaissance de la RPD ont en effet découvert la préparation d’un nouveau tir sous faux drapeau contre la ville d’Avdeyevka prévu entre le 30 mai et le 2 juin.

Ce sont cette fois des unités du régiment Secteur Droit, installées dans la zone de la responsabilité de la 72e brigade, qui doivent effectuer le tir. Les unités ont même reçu 174 munitions dédiées pour cette provocation : 20 obus de 152 mm et 122 mm, un panier complet de Grad, 30 obus pour chars d’assaut, et le reste en mortiers de 82 mm et 120 mm. Sur ce total, 48 munitions ont été transférées aux unités stationnées à proximité de la zone industrielle d’Avdeyevka. Comme pour Krasnogorovka, il est prévu de tirer depuis deux directions différentes : une au Nord-Est (compatible avec une direction de tir venant de l’armée de la RPD pour accréditer cette thèse) et une au Sud de la ville (incompatible avec un tir venant de la RPD).

Et si cette provocation ne suffit pas à obtenir l’effet désiré, rien n’exclut un nouveau tir sur Krasnogorovka un ou deux jours après ce tir sur Avdeyevka. D’ailleurs il faut souligner que de manière tout sauf fortuite, plusieurs équipes de journalistes ukrainiens sont arrivées dans la zone de responsabilité des 72e et 92e brigade, sans parler des correspondants militaires du centre de presse du quartier général de l’OAT.

En espérant que ces « journalistes » ne nous gratifieront pas d’un nouveau délire, comme celui du « génocide de porcs » qui a été attribué à la RPD récemment. En effet suite aux bombardement de deux anciennes porcheries dans lesquelles sont déployées des unités des forces armées ukrainiennes, l’armée de la RPD a été accusée d’avoir génocidé les cochons qui s’y trouvaient soi-disant.

En plus d’ironiser sur le fait qu’une porcherie était le meilleur endroit pour installer les unités de l’armée ukrainienne, Edouard Bassourine a tenu à rappeler que ces fermes ne fonctionnent plus, et qu’il n’y a donc plus de cochons là-dedans depuis 2014. C’est-à-dire depuis que l’armée ukrainienne utilise ces porcheries comme position.

Comme on peut le voir les provocations et opérations sous faux drapeau, couplées à une propagande ukrainienne de plus en plus délirante, visent à obtenir l’excuse dont l’armée ukrainienne a besoin pour relancer les opérations militaires dans le Donbass. L’escalade est en cours, et ce sont les civils innocents des deux côtés de la ligne de front qui en font les frais.

Christelle Néant

source:https://dnipress.com/fr/posts/lukraine-multiplie-les-provocations-sanglantes-et-les-operations-sous-faux-drapeau-dans-le-donbass/

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