Pourquoi Washington ne mérite pas la confiance ? Kadhafi répond ….

octobre 13, 2013 dans 2011 : Guerre en Libye, Kadhafi (Mouammar ), Libye par axedelaresistance

La polémique se poursuit en Iran au sujet de l’opportunité d’une normalisation des liens entre les Etats Unis et l’Iran. Pour les détracteurs du président Rohani qui ont pris le risque de faire preuve de « souplesse héroïque » à l’égard des Etats Unis dans l’espoir de pouvoir obtenir une levée des sanctions sans céder rien sur les droits nucléaire, les Etats Unis restent un Etat fondamentalement impérialiste à qui personne ne peut faire confiance . Dans leurs discours, écrits et commentaires , les opposants au dégèle évoque souvent l’exemple du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi et l’ouverture qu’il a déclenchée à l’endroit des Etats Unis et qui a fini par lui être fatale . Et Si Kadhafi était toujours en vie qu’aurait-il conseillé à Rohani ? le nucléaire libyen illustre à merveille le risque qu’il y a à prendre les promesses américaines pour l’argent comptant. Le programme nucléaire libyen avait entrainé à la fois des sanctions et des pressions diplomatiques. A l’époque La Libye figurait en effet sur la liste des Etats soutenant le terrorisme . Cet état permettait aux Etats Unis de violer de temps à autre l’espace aérien libyen et l’aviation us ne cachait pas son envie mordante de bombarder le domicile de Kadhafi ? de 1979 à 2001, l’année où la Libye a cédé aux sirènes « dialogiques » des Etats Unis , diverses formes de sanctions ont été imposées à la Jamahiriya . En 2001, les Etats Unis et la Libye ont repris langue et en 2003 ces pourparlers ont pris une nouvelle tournure. Kadhafi a soudain décidé d’accepter la responsabilité de l’attaque contre un avion de Pan Am, fameux incident de Lockerbie , et est allé même jusqu’à indemniser les familles des victimes . Au cours des négociations avec les Américains, Kadhafi a renoncé à tous les droits nucléaires de la Libye en échange d’une levée des sanctions. Selon des analystes qui évoquent cet épisode, il a cédé sur tous les points aux Etats Unis : les Américains avaient demandé à la Libye de démanteler ses arsenaux nucléaires et de les transférer dans un pays tiers avec en perspective un accès complet et illimité des inspecteurs de l’AIEA à ces sites . Cet accès a été complété par un abandon total des activités nucléaires libyennes dans le domaine de recherche ou dans le secteur de production . En mettant en application toutes ces exigences , la Libye est parvenue à faire lever une partie des sanctions qui la frappait. Le chef de la CIA et l’ambassadeur américain en Israël qui s’opposaient farouchement à la fin des sanctions, inventaient chaque jour un nouveau prétexte. En 2004, c’est à dire un an après le rapprochement avec les Etats Unis, la Libye a signé le traité sur l’interdiction de prolifération d’armes nucléaires ouvrant grand ses portes aux inspecteurs américains et britanniques qui se sont avérés finalement des espions. Quelques sept ans plus tard , les informations collectées par ces pseudo inspecteurs sur les sites sensibles du pays ont servi les avions de l’Otan dans le bombardement des diverses régions de la Jamahiriya. Les accords de coopération économique et même défensive signés après l’ouverture libyenne envers les Etats Unis n’ont jamais eu l’occasion d’être réalisés . La Grande Bretagne, pour ne pas citer qu’elle, avait conclu un accord de coopération militaire avec la Libye mais elle a été l’un des premiers pays à avoir bombarder en 2011 la Jamahiriya . Ce fut ainsi que le leader libyen a tout perdu jusqu’à sa vie …. La Libye « démocratique » et « américanisée » est aujourd’hui un Etat où le premier ministre se fait kidnappé, un Etat sur la voie de démembrement et devenu un stock d’arme pour tout la région du nord de l’Afrique.

Irib

Source :

http://www.al-imane.org/spip.php?article601

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