Qu’est-ce que la Ligue de Défense Juive ?

La Ligue de Défense Juive, plus connue sous son acronyme de LDJ, est une milice ultra-sioniste, orientée idéologiquement vers l’extrême droite raciste sioniste.

Elle est la branche française de la Jewish Defense League (JDL), créée aux États-Unis en 1968 par le rabbin Meir Kahane (homme politique d’extrême droite israélo-américain mort 1990), et elle est aujourd’hui classée par le FBI comme groupe terroriste et interdite suite à des tentatives d’attentat à la bombe contre une mosquée.

Elle est également interdite dans l’entité sioniste criminelle israélienne, suite notamment au massacre du tombeau des Patriarches de 1994, lorsque l’un de ses anciens membres, le terroriste israélo-américain Baruch Goldstein, assassina dans une mosquée 29 Palestiniens et en blessa 125 autres. Un assassinat dont les miliciens de la Ligue de Défense Juive font régulièrement l’apologie sur les réseaux sociaux.

La LDJ est née en France en octobre 2000 sous l’appellation « Liberté démocratie et judaïsme » avec le statut d’association, avant de s’auto-dissoudre en 2003, tout en poursuivant ses activités.

Comme la JDL américaine, la LDJ se définit comme «une organisation sioniste, affirmant que la seule protection du peuple juif contre l’arbitraire et la violence, est Israël, état juif souverain ».

Elle se donne pour mission de « protéger les juifs de France contre la violence tant verbale que physique de leurs ennemis ».

Une lutte contre l’antisémitisme qui cache son véritable combat : celui contre tous ceux qui osent s’opposer à l’idéologie sioniste.

Elle milite aussi pour éduquer les jeunes juifs au retour en Palestine occupée où elle organise des voyages afin de « prêter mains fortes » aux colons.

Essentiellement présente en région parisienne et forte de quelques centaines de membres, la LDJ a été fondée par des anciens du Betar, autre mouvement d’autodéfense juive plus ancien. Parmi eux, l’idéologue Pierre Lurçat, avocat et essayiste français, qui s’est installé à Jérusalem au milieu des années 2000, laissant la tête de la milice à Jean-Claude Nataf, qui a été vu en train d’aider à organiser la sécurité aux abords de la plage « Tel-Aviv Plage » à Paris, durant l’été 2015.

Mais plus que la branche politique, qui donne la ligne idéologique, c’est le service « action » de la LDJ qui la rend si médiatique et la classe comme une organisation violente, en raison des nombreuses échauffourées et agressions, dans lesquelles elle a été impliquée.

Ses membres s’en prennent systématiquement aux manifestants pro-palestiniens et parviennent toujours à s’enfuir, protégés par une faction soumise au CRIF et à Tel-Aviv au sein de la police française, et qui court-circuite l’action de la police nationale.

Il est clair que la LDJ bénéficie de protections en haut lieu, ce qui incite ses membres à multiplier les agressions en toute impunité.

Il faut savoir que la France est le seul pays à accepter que ses membres aient pignon sur rue, qu’ils déversent insultes et menaces dans des rassemblements publics et sur leur site web, qu’ils s’entraînent militairement, et qu’ils recrutent ouvertement des jeunes pour aller « casser » de l’antisioniste, du musulman ou du juif considéré comme traître.

Étrange pays où l’on fait condamner pour « incitation à la haine et à la violence » des militants pacifiques en raison de leur appel au boycott d’Israël, mais où l’on protège de dangereux fascistes sionistes, acoquinés avec la frange raciste et islamophobe de l’extrême-droite française.

Ainsi, dans un entretien du 31 juillet 2014 accordé à un journaliste de « Libération », Jean Claude Nataf reconnaissait : « Nous n’avons rien contre la police, au contraire. Lors de la manifestation du 13 juillet, on a même travaillé avec elle. De toute façon, avec Valls, on a tout ce qu’on veut ». CQFD.

Le lobby israélien a même obtenu du gouvernement qu’un de ces nervis soit soustrait à la justice et exfiltré en Israël, après avoir poignardé en avril 2002 à Paris le commissaire Alexis Marsan, hospitalisé pendant plusieurs semaines en soins intensifs à l’hôpital Saint-Antoine, qui a eu le malheur de s’opposer à une ratonnade dans le centre de la capitale en marge d’une manifestation pro-Sharon.

Une affaire d’une extrême gravité dont les médias ont à peine parlé à l’époque. Nous laissons au lecteur le soin d’imaginer l’ampleur du traitement médiatique, si la même situation s’était produite avec une milice musulmane ou catholique. Des milices qui d’ailleurs ne pourraient jamais exister ni se pavaner au grand jour comme la LDJ. Complotisme quand tu nous tiens…

En effet, les médias, dans leur majorité, ne relatent jamais les actes violents de cette organisation. Les rares fois où ils osent en parler, c’est pour déformer la réalité des faits, comme en témoigne la couverture de la manifestation du 13 juillet 2014, où, rue de la Roquette à Paris, des nervis de la LDJ avaient attaqué des manifestants pro-palestiniens pacifiques.

Depuis de nombreuses années, beaucoup d’organisations antiracistes ainsi que des associations juives françaises demandent la dissolution de la LDJ, estimant inadmissible d’user de la violence physique contre des idées.

Ainsi, le 7 juillet 2009, dans un communiqué faisant suite à l’agression de la librairie « Résistances » par la Ligue de Défense Juive, le 3 juillet précédent, le Parti Anti Sioniste a demandé l’interdiction effective, des milices sionistes, dont la LDJ et le BETAR.

 

ANNEXE :

Les principaux chefs du Service Action de la LDJ

De 2000 à 2009, c’est Anthony Attal (condamné en 2005 à 10 mois de prison avec sursis pour coups et blessures) qui dirige la LDJ.

Puis, jusqu’en 2011, c’est l’ancien skinhead Philipe Avichai Wagner. C’est lui qui aurait coordonné le rapprochement de la LDJ et des groupuscules identitaires d’extrême droite islamophobe, tel le Bloc identitaire.

Puis, Yossi Ayache pendant un an de 2011 à 2012. Ce dernier s’est enfui de France alors qu’il était sous le coup d’un contrôle judiciaire avec interdiction de sortie du territoire, avec plusieurs procédures en cours. Il est désormais installé dans la ville d’Ashdod, une station balnéaire en Palestine occupée, en compagnie d’un autre ancien membre de la LDJ, le hacker Grégory Chelli (alias Ulcan).

Après 2012, c’est d’abord Maxime Benaim, qui prend les rênes, avant de laisser Anthony Attal diriger à nouveau la milice. Par la suite, Attal s’enfuira lui aussi dans le nord de la Palestine occupée en confiant la boutique à un certain David.

Quelques « faits d’armes » de la LDJ

Dans les faits, elle n’a rien d’un service d’ordre pacifique comme elle le laisse entendre, et en dix-huit ans, ses membres ont été mis en cause dans des centaines d’agressions.

La plupart du temps, le procédé est le même, typique des sionistes : guet-apens contre des citoyens non-armés, généralement à dix contre un, en marge de manifestations, à la sortie des universités, dans des librairies, ou des évènements dans lesquels les sbires de la LDJ sont sûrs de ne rencontrer aucune résistance.

En avril 2002 à Paris, le commissaire Alexis Marsan, est poignardé en marge d’une manifestation pro-Sharon. Il survivra par miracle après avoir passé deux semaines en soins intensifs.

Attaque de militants pro-palestiniens, en avril 2002, à l’aéroport d’Orly.

Agression d’un administratif à l’Université de Nanterre, en novembre 2002.

Agression à l’Université Paris 6, en janvier 2003.

En 2003, menaces et pressions physiques en plein tribunal correctionnel de Paris contre ceux qu’ils nomment les  » juifs traîtres  » comme Eva Tichauer ou Michel Warshawski.

En 2003, mise à sac des locaux parisiens du MRAP et agression de son porte-parole.

Agression d’étudiants syndicalistes de l’Association générale des étudiants de Nanterre, le 30 décembre 2003 au sein du Tribunal Administratif de Paris, faisant 4 blessés dont un grave. Frappé bestialement, ce dernier a eu des os du visage cassés et un œil grièvement touché.

En 2009, deux lycéens d’origine maghrébine du lycée Janson-de-Sailly, dans le XVIe arrondissement de Paris, sont roués de coups lorsqu’ils refusent des tracts de la LDJ.

La même année, une librairie qui soutenait la cause palestinienne est saccagée par des militants proches de la ligue.

Le 4 janvier 2009, des dizaines d’éléments de la LDJ, provenant d’une manifestation organisée par le CRIF sur les Champs-Elysées, attaquent un rassemblement de soutien au peuple palestinien à Opéra. Une agression à tel point préméditée que certains miliciens sionistes, munis d’armes de 6ème catégorie, seront d’ailleurs interpellés sur les lieux par la police avant d’être relâchés.

Le 30 mars 2010, assassinat de Saïd Bourarach, un vigile d’une boutique de bricolage, roué de coups avant d’être jeté dans le canal de l’Ourcq à Paris, par Dan Lampel membre de la LDJ, et plusieurs complices.

En 2011, une vingtaine de militants attaquent un cinéma parisien qui projette un film sur les exactions israéliennes à Gaza.

En 2012, deux de ses membres ont visé avec une bombe artisanale la voiture d’un jeune juif qui avait critiqué la politique israélienne sur son blog.

Le 13 juillet 2014, l’organisation fait savoir sur Twitter son intention « d’accueillir » les manifestants pro-palestiniens devant la synagogue, rue de la Roquette. Avec le résultat que l’on connait.

La LDJ est aussi adepte des menaces de mort et d’insultes racistes sur internet et sur son site :

Sur sa page Facebook, qui compte plus de 7.000 likes, les posts racistes se succèdent. Les Palestiniens sont appelés des « rats », et les intentions sont claires : « Nos membres viendront à chaque manifestation anti-israélienne et se chargeront de “ raccompagner ” à notre façon les manifestants en fin de cortège »

La #LDJ fait régulièrement l’apologie du terroriste et du colon israélien Baruch Goldstein.

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