Qu’est-ce que « le Golan » ?

Le plateau du Golan, que l’on appelle également « les hauteurs du Golan », est un territoire syrien occupé et administré par l’entité criminelle israélienne depuis la guerre des Six Jours de 1967, avant d’être annexé unilatéralement en 1981 (aujourd’hui, seuls 510 km2 de la zone restent sous contrôle syrien).

Une annexion, qui n’a jamais été reconnue par la Communauté internationale, ni par les administrations américaines successives, et qui pousse les Nations-unies à considérer ce territoire comme « occupé ».

Située au sud-ouest de la Syrie et entourée à la fois par le Liban, la Jordanie et l’entité criminelle israélienne, cette zone de 1154 km² se situe à un carrefour hautement stratégique, de par son positionnement, mais aussi par ses caractéristiques géographiques, qui en font un atout majeur pour son propriétaire.

Ce territoire surélevé, qui surplombe le lac de Tibériade, offre un point d’observation idéal sur la région et présente un intérêt militaire particulier pour l’entité sioniste,  même si cet argument a perdu de sa force au fil des années avec les avancées technologiques sionistes dans le domaine militaire.

Ses richesses en eau sont également une donnée capitale dans cette région contenant des zones désertiques. Le plateau fournit à l’entité coloniale israélienne 22% de sa production hydraulique annuelle. Il alimente également une partie des affluents du Jourdain et de Tibériade, principal réservoir d’eau douce israélien.

Lors des guerres de 1967 et 1973, près de 150.000 personnes, soit la majorité des habitants syriens du Golan, avaient fui le plateau. Seuls restent aujourd’hui quelques 18.000 Druzes, alors que l’entité coloniale a, dès 1967, marqué sa présence par l’installation de 30.000 colons,  aujourd’hui répartis entre 33 exploitations, agricoles pour la plupart.

Malgré quelques incidents, la région est restée relativement calme depuis la guerre du Kippour de 1973. Cependant, le début de la guerre syrienne est venu redistribuer les cartes et troubler cette tranquillité relative.

En effet, la violence du conflit syrien s’est étendue le long du plateau, rendant la zone frontalière entre la Syrie et le Golan annexé fortement instable. Ainsi, les 80 kilomètres qui longent le Golan annexé sont divisés en trois zones. Le nord est contrôlé par l’armée syrienne avec ses alliés du Hezbollah et des conseillers iraniens, pendant que le centre et le sud sont aux mains des forces terroristes de Daesh and Co, appuyées par l’armée israélienne et transformant cette région en zone tampon, protégeant l’entité criminelle des forces de la Résistance.

En effet, plus qu’un simple soutien logistique apporté aux takfiristes de Daesh and Co, le régime colonial de Tel-Aviv a participé directement au conflit en menant plusieurs attaques aériennes contre les forces loyalistes syriennes et leurs alliés de l’axe de la Résistance,  prétextant avoir été visée par des roquettes en provenance de la zone de conflit.

La réciproque est également vraie, comme le démontre l’épisode de « la nuit des missiles » du 10 mai dernier, lorsque les forces de l’Axe de la Résistance ont tiré 55 missiles en direction des positions militaires israéliennes sur le plateau, provoquant des explosions énormes et contraignant les colons du Golan et du nord de la Palestine occupée à descendre dans les abris. Une première depuis 1967.

Les responsables sionistes sont tétanisés à l’idée que le Hezbollah et les Iraniens ne les délogent du plateau et prennent le contrôle de cette région militairement ultra-stratégique, et se retrouvent ainsi établis à la frontière avec l’entité criminelle.

Des craintes qui font l’objet de visites incessantes des responsables sionistes à Moscou, où ils tentent de convaincre, en vain pour le moment, Vladimir Poutine de faire pression sur l’Axe de la Résistance pour qu’il quitte ce territoire.

D’autres pressions sont également exercées sur l’administration US actuelle afin que celle-ci reconnaisse officiellement la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, tout comme elle vient de le faire avec la ville de Jérusalem occupée. Une démarche vaine pour le moment, mais qui ne décourage pas le régime sioniste, fort du soutien des colons israéliens.

En effet, très attachée à ce territoire aux nombreux atouts, la société israélienne ne semble pas prête à se défaire du Golan, qu’elle considère, comme la Palestine occupée, partie intégrante d’Israël.

On se souvient qu’en 2016, le criminel de guerre Netanyahu avait déclaré que le Golan resterait « pour toujours » israélien, à l’instar de nombreux responsables du régime infanticide.

De son côté, la position syrienne est claire et logique : retrait total d’Israël des hauteurs du Golan et application de la résolution 242 des Nations-unies qui prévoit le retrait de Tel-Aviv des Territoires occupés pendant la guerre de 1967, et illégalement annexés.

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