Qui est Yassine Belattar ?

Pour attaquer Emmanuel Macron, les réseaux vallsistes ont fait de Yassine Belattar le symbole de la duplicité musulmane en accusant celui qui avait refusé le tutoiement de Bernard Kouchner d’être à la fois un islamiste – pour avoir animé, en mai 2015, le gala du Collectif contre l’islamophobie en France –, un antisémite – pour avoir reçu Dieudonné il y a une dizaine d’années sur un plateau de télévision –, et summum du blasphème contre le dogme néo-républicain, de ne pas « être Charlie ». Pourtant, si Emmanuel Macron et une partie de la grande presse (Libération, L’Obs et Le Monde) ont volé au secours de cet animateur souvent renvoyé pour son comportement agressif, ce n’est pas en raison de son allégeance au « prophète », mais bien aux réseaux qui ont fait de lui le « monsieur banlieues » d’une certaine gauche et des médias.

 

 

« Faux clown et vrai danger. »

Martine Gozlan, Marianne, 15 décembre 2017.

 

« Yassine Belattar, le Dieudonné de Macron. »

Valeurs Actuelles, 22 mars 2018.

 

« Vivre ça en 2017… Je ne m’y attendais pas. Moi, je croyais que j’aurai le FN sur le dos, pas une gauche qui dit « Si t’aimes pas la laïcité, t’aimes pas les juifs » […] Sérieusement, où on va ? »

Yassine Belattar, « Vrai Clown et faux danger », L’Obs, 4 janvier 2018.

 

« Humoriste symbole d’une France ouverte et talentueuse. Le comique français du moment. »

« Le blues du clown de la République », The Guardian, 15 janvier 2018.

 

«  Il est très malin. Il a très bien saisi comment fonctionne le bazar médiatique. »

Pascale Clark, Le Monde, 19 juin 2008.

 

« J’étais hier soir au spectacle de Yassine Belattar, « Ingérable » […] Le public : couples blancs, couples mixtes, métis, un groupe d’amis d’Adama Traoré, quelques filles voilées. […] On ne rit pas forcément à l’unisson. Mais c’est déjà énorme. Et de salubrité publique. »

Daniel Schneidermann, Rue 89, 23 septembre 2016.

 

« Je suis français et fier de savoir que des gens ont caché des Juifs pendant la guerre ou qu’ils aident aujourd’hui les migrants. C’est la France que j’aime. »

Yassine Belattar, Téléobs, 12 août 2017.

 

« Ceux qui le connaissent bien rappellent la forte capacité d’emportement du jeune animateur que l’on dit aussi colérique. »

Le Monde, 7 novembre 2010.

 

***

Yassine Belattar est né le 27 juin 1982 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Il précise à Libération (12 août 2006) que son nom signifie en arabe « le fils de l’épicier ». Il est l’un des quatre enfants d’un couple d’immigrés marocains (pays dont il a conservé la nationalité) au sein duquel la mère est femme de ménage et le père, d’abord mécanicien chez Simca, deviendra chauffeur de taxi après la fermeture de l’usine de Conflans-SainteHonorine. Sur sa jeunesse passée dans la ville bourgeoise de L’Étang-la-Ville, il indiquait dans Libération en 2006 que son père avait « décidé de vivre au centre-ville plutôt que d’aller dans une cité » avant d’ajouter « si je veux voir des Marocains, je vais au bled ». Reconnaissant, dans un entretien accordé à Pascal Boniface, avoir été très longtemps « le seul Arabe du coin » (La Revue internationale et stratégique, février 2015), il a tout récemment fait évoluer son récit en y incluant une période aux Mureaux, période située tantôt dans sa prime jeunesse (Le Monde, 31 décembre 2017) tantôt après sa majorité (SalamNews, septembre 2016).

Père de trois enfants, divorcé d’une Aveyronnaise, ce parfait « beurgeois » vit en concubinage avec Laure Dumayet, petite-fille du producteur de radio et de télévision Pierre Dumayet, dans la zone bobo du XVIIIe arrondissement de Paris.

Ayant arrêté l’école assez tôt, il commence sur une radio locale des Yvelines, puis entre à la radio de rap Générations 88.2, d’abord pour tenir les rubriques télé et horoscope, avant d’animer la matinale entre 2003 et 2008, formant depuis lors un duo avec Thomas Barbazan, un diplômé de l’École supérieure de journalisme de Paris passé par le service des sports de La Provence. Imprégné d’« humour gaulois », citant Laurent Gerra et Jean-Marie Bigard comme références, Thomas Barbazan, qui est depuis lors son « nègre » et son associé au sein de la société de production Ewah, est né le 19 février 1979 à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) dans une famille nettement de droite (« Ma mère est « communistophobe ». […] Je suis de la génération Mitterrand et à la maison je n’entendais que du mal de lui ») au sein de laquelle le père est notaire et la mère informaticienne.

Bien qu’inspiré, comme tant de ses coreligionnaires voulant percer, par l’essayiste Alain Soral – pour qui il organise à l’époque une rencontre avec Christiane Taubira – et par l’humoriste Dieudonné qu’il sera un des derniers à inviter à la télévision (France 4, 16 avril 2010), il devait rapidement céder aux chants des sirènes de la « chargée des affaires culturelles » de l’ambassade des États-Unis, Randiane Peccoud (cf. F&D 303) dans le cadre de la vaste opération d’influence opérée en France en direction de la population musulmane d’importation. Signe de son importance dans le dispositif, Yassine Belattar est même qualifié de « pilier des réseaux de la diversité en France » dans l’article de complaisance consacré par Luc Bronner à cette ingérence américaine (cf. « Washington à la conquête du 9.3 », Le Monde, 6 juin 2010) dont Générations 88.2, alors présidée par Bruno Laforestrie (promu plus tard au Mouv’) apparaît comme une plaque tournante. Pour preuve, la fréquentation de ses locaux par Félix Marquardt (F&D 364) ou encore l’inauguration, par l’ambassadeur des États-Unis Charles Rivkin en personne, du festival de rap organisé à La Villette à l’été 2010 par la station « indépendante ». C’est encore Générations 88.2 qui, à la suite du saccage des banlieues à l’automne 2005, constituera la troupe du spectacle Barres de rires, chargée d’importer en France l’humour américain (stand-up), troupe intégralement recrutée ensuite par Jamel Debbouze… à l’exception de Yassine Belattar, un compatriote marocain perçu sans doute comme un concurrent. Véritable accélérateur de carrière, cette affiliation à l’Oncle Sam lui vaut rapidement d’être consacré comme l’« une des voix écoutées de la banlieue » par Le Monde (19 juin 2008) : « Il fait de l’humour une arme politique pour fustiger les différentes facettes de Nicolas Sarközy », dont il résume la politique d’immigration d’un lapidaire « Hortefeux n’a pas pris une ride depuis Vichy. » Mais sur le fond, il manie l’argumentaire comme un ancien de Sciences-Po. « Son humour tape là où ça fait mal. Il a su donner la parole à ceux qui ne l’ont pas », relève le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot, un de ses auditeurs réguliers.

Les émeutes de Villiers-le-Bel, en novembre 2007, marquent un tournant dans sa carrière. Grâce à ses connexions dans la cité, il récupère une vidéo qui contredit une partie de l’argumentaire policier sur les conditions de l’accident. Yassine Belattar est sollicité par des dizaines de journalistes. Il est invité sur les plateaux de Marc-Olivier Fogiel, de Paul Amar et de Michel Denisot. Face à lui, les politiques peinent, les syndicalistes policiers ne trouvent plus leurs mots. « On avait enfin quelqu’un qui s’exprimait correctement. Quelqu’un capable de dire que les jeunes de banlieue ne veulent pas des stades de foot ou de basket ! » relève Omar Dawson, responsable associatif à Grigny (Essonne) [NDLR : dont le nom est depuis apparu dans l’affaire de l’Hypercasher comme réalisateur d’un film subventionné par la municipalité sur son « ami » Amedy Coulibaly]. Il y acquiert une légitimité encore plus forte. « La figure de celui qui contredit la version officielle en s’exprimant posément (sic). »

Brièvement mis à l’essai par Canal + auprès de Pascale Clark (l’émission sera rapidement supprimée faute d’audience), il est associé à Luc Besson (« Ensemble, nous avons voyagé, je lui ai fait rencontrer des personnes, je lui ai ouvert des opportunités »), également partie prenante de l’opération américaine en banlieue (non sans déboires, sa tentative de tournage avec John Travolta à Montfermeil s’étant soldée par l’incendie de neuf voitures) qui produira, via sa société EuropaCorp, le Belattar Show, puis On achève bien l’info (copier-coller du concept américain de David Letterman) diffusés sur France 4 à partir de 2009 (deux émissions stoppées net par la chaîne au bout de quelques mois), ou encore Souriez, vous êtes Villiers. Ou Comment les médias maltraitent la banlieue, un documentaire sur les émeutes de Villiers-le-Bel, dont Yassine Belattar sera finalement évincé après que Luc Besson eut visionné les premiers rushs.

Malgré ses échecs successifs, il poursuit son agenda portant alors sur une chaîne d’investissements en banlieue, tant au niveau sportif que médiatique. Après avoir espéré mener une OPA sur Paris Football Club avec le soutien de Luc Besson (So Foot, 26 juillet 2017), il revient à la charge, cette fois-ci épaulé par le fonds d’investissement Centuria Capital Luxembourg, fondé en 2002 par le discret et influent banquier Emmanuel Limido, passé par le Crédit Agricole, Citigroup, ABN Amro et surtout très proche de Jean-François Copé au point d’avoir été le cofondateur et le principal actionnaire du cabinet de conseil Bygmalion. Décédé en juin 2015 d’une crise cardiaque à son retour de Hong Kong (de nombreux hommes politiques tels que Dominique Strauss-Kahn, Jean-Marie Le Guen, Julien Dray, Jean-Louis Borloo ou encore Jean-Pierre Soisson assisteront à ses obsèques), ce dernier est à l’époque le guichet d’accès à l’argent qatari en France via Centuria Capital, véritable interface des visées immobilières de la Qatar Islamic Bank. Le duo Belattar-Lamido entre, au bout de longs mois de négociations, au capital du Paris Football Club, le conseil d’administration ayant accepté une prise de 10 % par Centuria Capital (qui visait initialement la prise de contrôle) à condition « de ne pas intégrer Yassine Belattar dans le projet ». L’humoriste finira par se faire une place au conseil d’administration du club, s’étant entendu avec son président, l’influent Pierre Ferracci. Ce contact a sans doute facilité son introduction auprès d’Emmanuel Macron, le fils de cet « expert du dialogue social », Marc Ferracci, n’étant autre que le témoin de mariage du président de la République. Au nom d’Urban Group Holding, structure associée à Paris Luxembourg Participations (PLP), le « family office » d’Emmanuel Limido, il mène ensuite des négociations pour une entrée au capital de BeurFM (il y présentera plus tard la matinale), puis présente une candidature pour la chaîne de la TNT dédiée à la « diversité ». Soutenu également par Pierre Lescure, son projet, baptisé UrbTV, dont le tour de table réunissait PLP (10 %), Yassine Belattar (5 %), Luc Besson (5 %), Centuria Capital (50 %) et le cabinet de conseil Bygmalion (30 %), est finalement fusionné, à l’approche de l’attribution par le CSA, avec celui de Pascal Houzelot, en contrepartie de l’installation de Numéro23 dans les locaux de Luc Besson à Saint-Denis et du recrutement de Yassine Belattar comme animateur. Un accord de principe qui ne sera jamais respecté, l’affaire ayant échoué dans le scandale de la revente de la chaîne attribuée gratuitement par le CSA à Pascal Houzelot au groupe NextRadioTv pour la bagatelle de 90 millions d’euros.

 

 

Grâce à ses appuis en haut lieu, il a parallèlement continué cahin-caha sa carrière médiatique en animant la matinale du Mouv’ qu’il a rejoint à la rentrée 2010 avec son acolyte Thomas Barbazan. Encore une fois, il ne sera pas reconduit pour avoir failli en venir aux mains avec le directeur de l’antenne Patrice Blanc-Francard (après un débat l’opposant à Robert Ménard au sujet du hallal), et ce, malgré le soutien inconditionnel de Jean-Luc Hees, alors PDG du groupe Radio France qui l’avait présenté comme un « petit prince » et une « star en devenir » lors de son recrutement et qui lui confiera encore une opération de mobilisation de l’électorat immigré pour la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2012. Après son passage sur BeurFM, le binôme a été recruté en 2016 pour animer une tranche de la matinale de Radio Nova dans le cadre de sa reprise par le banquier Matthieu Pigasse. En outre, il vient d’être appelé par Myriam Weil, ancienne productrice de Canal+ pour venir à la rescousse de Blackpills, l’application de miniséries pour téléphone portable associant Xavier Niel, Daniel Marhely et Patrick Holzman et dont le lancement a maintes fois été retardé. Politiquement, il a joué les chauffeurs de salle pour François Hollande en novembre 2011 à Strasbourg et, bien que pour le moins tatillon sur l’islam (il est allé jusqu’à devenir actionnaire du bar de Sevran dénoncé par France 2 pour ne pas tolérer la présence de femmes), il a soutenu la loi sur le mariage des homosexuels. Il s’est attribué un rôle de conseiller « banlieues » de François Hollande qu’il soutenait encore en novembre 2016 à la Bellevilloise et qui, aux dernières heures de son quinquennat, assistera à la représentation donnée le 4 mai 2017 par l’humoriste pour la réouverture du Bataclan (au côté de 80 « jeunes » de Molenbeek-Saint-Jean invités pour « penser la construction d’une société plus inclusive et pacifique (sic) »). « Qui a fait élire François Hollande ? C’est la banlieue, qui est le pétrole électoral de la gauche. Or en 2017, les banlieues n’iront pas voter. C’est la raison du renoncement de François Hollande. Il a pris conscience des conséquences de ses erreurs, dont la plus grande est d’avoir proposé la déchéance de nationalité » indique-t-il dans L’Obs, (23 février 2017).

Avec Rokhaya Diallo, autre personnalité propulsée par l’ambassade des États-Unis (cf. par exemple Le Monde, 13 janvier 2018), il participe à un nombre incalculable d’opérations d’un rare conformisme telles que le site jetevoix.fr regroupant La voix des Roms, le CRAN, la Muslim Jewish Conference pour encourager « les quartiers » et les « minorités » à délivrer des « cartons rouges aux candidats qui sortent du cadre républicain (sic) », ou encore les Y’a bon Awards, un prix parodique attribué aux personnalités ayant tenu des « propos racistes », comme à l’ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, coupable d’avoir souligné le rôle d’Anne Gravoin dans le retournement de Manuel Valls. Organisateur, après les élections municipales de 2014, d’une tournée des villes Front national abondamment couverte par Libération – le quotidien de Patrick Drahi en fera son chroniqueur lors de la dernière présidentielle tout en révélant, dans son édition du 3 avril 2016, ses liens avec CCIF –, il a rapidement rallié Emmanuel Macron, participant à ses déplacements aux Mureaux, d’abord pendant la campagne présidentielle, puis en février dernier (il finira au poste après avoir insulté un policier) non sans avoir été orateur lors d’un meeting d’En Marche ! sur le thème du « populisme ». On le retrouvera au raout des Napoleons, le réseau professionnel créé par Mondher Abdennadher et Olivier Moulierac au cours duquel Barack Obama a fait une intervention exceptionnelle, avant sa nomination par l’Élysée au sein d’un énième comité Théodule, le Conseil présidentiel des villes au sein duquel, outre Saïd Hammouche, PDG de MozaïkRH, mandaté par l’ambassade des États-Unis pour piloter des opérations de recrutement en banlieue, on retrouve Laëtitia Nonone, présidente de l’association de « prévention de la délinquance » Zonzon93 et membre de l’association montée par Yassine Belattar pour s’opposer à la déchéance de la nationalité. Cette association, La Belle Équipe, du nom du bar touché par les attentats de novembre 2015, regroupant FatyTanriverdi, Hind Meddeb, Bocar Niane et Chloé Juhel, se réunit au Théâtre de Dix Heures dont l’humoriste est devenu, dans la phase de retrait de son producteur Gilbert Rozon, coactionnaire aux côtés du producteur Roman Skopicki et de Romeo Cirone, l’ancien comptable du producteur Marin Karmitz.

 

 

Après la charge de Marianne (15 décembre 2017) Yassine Belattar dénoncera des annulations de salles dans plusieurs villes. L’« humoriste qui fédère un public jeune et cosmopolite » (Le Monde, 14 avril 2017) finira par reconnaître qu’elles étaient le fait d’un « doute des tourneurs à remplir mes salles ». Outre les soutiens du Monde, de Libération et de L’Obs, l’appui personnel apporté par Emmanuel Macron dans cet épisode n’est pas étranger aux attaches chérifiennes de l’humoriste comme le révèle son échange avec son rival Amine El-Khatmi, adjoint socialiste au maire d’Avignon et alibi musulman du Printemps républicain (« Tu crois que le roi cautionne le comportement d’humiliation qui est le tiens vis-à-vis des musulmans ici ? Même au Maroc, ils sont au courant de ce que tu fais ici »).

En effet, bien que ne figurant pas au Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), Yassine Belattar est pleinement impliqué dans l’action de son pays d’origine en France (cf. par exemple son portrait paru dans le Huffington Post Maghreb, 16 novembre 2017), comme un pilier du gala annuel franco-marocain organisé par Lahbib Eddaouidi (relais de Pierre Bédier auprès des musulmans installés dans les Yvelines) pour le compte de l’ambassade du Maroc. Yassine Belattar fut l’auteur d’une prestation remarquée au cours de sa dernière édition où un prix fut attribué à Benoît Hamon pour s’être dit « fier » d’avoir été surnommé « Bilal Hamon » sur Internet. Auteur de menaces téléphoniques à l’encontre d’Albert Chennouf-Meyer, le père d’un des soldats tué par Mohammed Merah en mars 2012 à Montauban, et visé par une plainte pour diffamation pour avoir raconté sur Twitter s’être interposé en pleine rue lors d’une dispute conjugale entre Alexandre Devecchio, l’animateur du Figarovox et sa compagne Noémie Halioua (journaliste à Actualité juive et contributrice à La Règle du jeu), cet anti-Dieudonné jouait encore le maître de cérémonie lors du premier festival d’humour organisé au début du mois d’avril par Jack Lang à l’Institut du monde arabe.

Signe que les puissants réseaux l’ayant propulsé sur le devant de la scène ne sont pas près de le lâcher, L’Opinion (10 avril), le quotidien des élites financières, lui a consacré une pleine page afin qu’il déverse son mépris sur ceux qui ne lui ressemblent pas : « Par rapport au monde rural, la banlieue n’a pas de problème de ressources économiques. L’endroit qui crée le plus d’entreprises en France, c’est le 93, pas le Larzac. »

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