Réunion secrète des chefs du renseignement des monarchies du Golfe persique avec le Mossad

Les responsables du renseignement des monarchies arabes ont rencontré lors d’une réunion secrète le chef du Mossad, le  service de renseignement israélien, et le staff américain du « deal du siècle ».

À l’occasion de sa tournée dans la région du Proche-Orient, le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, s’était permis, dans une interview exclusive avec le journal Al Quds, d’exprimer un profond doute sur la capacité de Mahmoud Abbas à participer aux initiatives américaines qui, selon lui, témoignent de la détermination du président Trump à « relancer le processus de paix israélo-palestinien, avec ou sans les Palestiniens à la table des négociations ».

En clair, pour reprendre les termes du quotidien L’Expression du 25 juin 2018, cela signifie que des « partenaires » sont déjà tout trouvés pour signer les futurs « accords », au nom des Palestiniens eux-mêmes, et on devine sans peine de qui il pourrait s’agir, compte tenu du fait que la rencontre à Riyad du président américain et de son staff familial avec la famille régnante saoudienne avait déjà donné le ton de la relation privilégiée que les monarchies du Golfe persique entendent tisser avec Tel-Aviv.

Dans les coulisses, les relations entre Israël et les monarchies arabes ne cessaient d’augmenter, mais une expression significative en a été donnée il y a dix jours lors d’une réunion secrète entre les chefs de leurs services de renseignement et celui du Mossad, Yossi Cohen.

Selon le site web Arutz Sheva, la réunion a été initiée par Jared Kushner et l’envoyé spécial américain au Moyen-Orient, Jason Greenblatt.

Y ont participé, le chef des renseignements généraux jordaniens, Adnan al-Issam al-Jundi, le général Abbas Kamel, chef des services égyptiens Mukhabarat, le chef de l’agence de renseignements saoudienne, Khaled ben Ali al-Humaidan, et le chef des renseignements palestiniens, Majed Faraj.

Ce dernier intéresse les États-Unis et serait susceptible de remplacer Mahmoud Abbas à la tête de l’Autorité palestinienne.

Faraj a également rencontré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo il y a deux mois, rencontre au cours de laquelle les deux hommes ont principalement parlé de la situation de l’Autorité palestinienne au lendemain du départ de son actuel président.

L’Égypte, la Jordanie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont apporté leur soutien au plan de paix américain connu sous le nom de « deal du siècle », et ce, malgré l’opposition de l’Autorité palestinienne, qui a suspendu les pourparlers avec l’équipe de Kushner en raison de la reconnaissance de Qods comme capitale d’Israël et le transfert de l’ambassade US de Tel-Aviv.

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