Archives pour l'étiquette Traité Transatlantique

« Une autre Europe est-elle possible ? » Conférence de l’ENL avec Xavier Moreau

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Le groupe ENL (Europe des Nations et des Libertés) a organisé le 18 février 2016 à Paris une conférence réunissant Gille Lebreton, député européen FN et docteur en droit, John Laughland, historien, ainsi que Xavier Moreau, spécialiste de la Russie et auteur de l’ouvrage Ukraine, pourquoi la France s’est trompée.

Les trois conférenciers reviennent sur la genèse de l’Union européenne et son objectif caché (aux peuples), qui a logiquement mené après un demi-siècle de dislocations des États-nations, au grand projet actuel de Traité Transatlantique, c’est-à-dire à la création d’un grand marché ouvert pour les États-Unis. Un second marché intérieur, en quelque sorte, un empire technocratique mais pas politique, puisque toute puissance politique a été dévitalisée.

Xavier Moreau (à partir de 22’) axe sa partie sur la sécurité de l’Europe, et propose tout simplement de sortir la France de l’OTAN, qui est la preuve de la mainmise américaine sur notre continent. Entre 1949 et aujourd’hui, l’OTAN n’a effectivement plus la même raison d’être : l’outil de défense érigé contre une Union soviétique militairement puissante et politiquement agressive est devenu celui d’une domination américaine jalouse.

Ce sont aujourd’hui les grands pays européens (Allemagne, France, Italie) – par les invasions migratoires et la pression terroriste – qui payent les pots cassés de la politique américaine et de ses intérêts dans le monde, que ce soit en Ukraine, en Syrie ou en Libye. La guerre, et le déshonneur.

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Pierre Hillard sur les artisans de l’instauration de la gouvernance mondiale

arton34156-ad985Dans cet entretien à l’antenne de Fréquence Évasion, Pierre Hillard revient sur l’ouvrage Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine de Carroll Quigley, dont il a assuré la préface, mais aussi sur les avancées du Nouvel Ordre mondial, le régionalisme en Europe et les conséquences du Traité transatlantique.

 

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Traité transatlantique : les eurodéputés privés de vote

traitéAu parlement européen, les discussions sont loin d’être terminées concernant le traité commercial transatlantique (TTIP) entre l’Union européenne et les États-Unis.

Après l’annonce du report du vote qui devait avoir lieu ce mercredi, les députés se sont laissés aller à un débat, relativement houleux, sur les raisons de ce report, mais aussi sur l’opportunité ou non de donner des avis supplémentaires sur ce traité.

Applaudissements, sifflets, interpellations… On aurait pu croire que les députés se disputaient sur l’intérêt même de ce traité très décrié qui permettra un commerce sans barrière entre Europe et États-Unis. Mais non, les parlementaires s’accrochaient sur la simple question de savoir si oui ou non ils allaient en discuter.

Finalement, non, ce sera pour plus tard. Les partisans de ce report expliquent qu’il y avait trop d’amendements déposés : le vote aurait pris des heures et plus personne n’y aurait rien compris. Il valait donc mieux remettre de l’ordre dans tout cela. Et si l’on reporte le vote autant reporter le débat pour tout organiser en même temps.

« Quel est ce parlement européen qui a peur du vote ?« 

La gauche, les verts et une partie des socialistes ne partagent pas du tout cette version : le vote et la discussion ont été reportés, parce que, tel quel, le texte n’aurait pas trouvé de majorité suffisante pour soutenir le traité transatlantique ; or, la droite au parlement veut aboutir à un compromis qui précise que le parlement soutient ce fameux traité.

Parmi les opposants farouches au traité, ce report ne passe pas. « Quel est ce parlement européen qui a peur du vote, qui a peur du débat et qui a peur des citoyens européens ?« , a lancé Yannick Jadot du groupe des verts.

Trouver un compromis

Tout est reporté, le temps d’organiser les discussions dans les couloirs et au sein de la commission parlementaire qui examine ces questions. Le temps aussi de trouver un compromis.

Le parlement ne participe pas aux négociations au sujet du TTIP, mais il avait souhaité dire clairement à la Commission européenne quelles étaient les lignes rouges des députés dans ce dossier. Mais, pour la clarté, il faudra un peu attendre…

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