Thanksgiving : la fausse culture américaine

«Thanksgiving Day» est une journée nationale célébrée aux États-Unis depuis le 23 novembre 1789, après que le Congrès eut demandé une proclamation par George Washington. C’est traditionnellement un jour où les familles et les amis se réunissent pour un repas spécial. À l’occasion de Thanksgiving, les Indiens se sentent insultés, rabaissés et dévalorisés de façon offensante.

Les Amérindiens pensent que leur patrimoine culturel est dangereusement manipulé par les Américains blancs. Les pratiques de l’Américain blanc banalisent les rituels et les normes indigènes, en ne prenant pas leur culture avec respect, mais seulement à des fins de divertissement. Ils occultent et nient délibérément le traumatisme historique, ainsi que la discrimination qui perdure.

L’Amérique n’est donc pas un creuset de cultures différentes, car un pays multiculturel respecte les diverses ethnies culturelles qui composent sa population. La culture de tous ses citoyens devrait être prise en considération, et tous les citoyens de l’État doivent être traités sur un pied d’égalité. Cela signifie qu’ils devraient avoir la possibilité de célébrer leurs traditions et coutumes. Il est clair cependant que les Indiens autochtones sont discriminés et, par conséquent, ne sont pas traités de la même manière.

Les minorités qui vivent aux États-Unis, en particulier les Indiens, célèbrent rarement leur culture, et sur une courte période limitée. Ils se sentent insultés, dénigrés et inférieurs aux Américains blancs. En conséquence, on empêche des millions d’Américains de comprendre et d’expérimenter la culture amérindienne authentique, puisque ces pratiques, durant le Thanksgiving, associent l’Indien avec une certaine forme de désordre, de violence, de primitivité, de grossièreté et bien d’autres symboles liés aux guerres, aux tueries et à l’arriération mentale.

Bien que les Indiens autochtones aient leur culture, leurs organisations, leurs croyances religieuses et leur langue, ils ne sont pas considérés comme faisant partie de la famille sociale américaine; leur culture a été réduite à des moyens de divertissement et d’amusement. En outre, les pratiques des Américains blancs, pendant le Thanksgiving, présentent les Indiens autochtones comme des peuples primitifs et sauvages qui favorisent la guerre, le meurtre, le désordre, et sont dans certains cas considérés comme une menace pour l’Amérique blanche.

En ce sens, les Américains sont incapables de se représenter leur véritable histoire. Pendant le Thanksgiving, ils font la fête pour remercier Dieu pour le jour où les Européens ont pris le contrôle de l’Amérique, qui est, pour les Amérindiens, un jour de deuil.

En effet, les Indiens déplorent le fait qu’ils ont été traqués, systématiquement massacrés, exploités, pillés, exterminés et violés par les colonisateurs européens. Vu de cette façon, pour les Indiens autochtones, Thanksgiving est une journée de commémoration, de chagrin, de traumatisme historique et de deuil. En d’autres termes, c’est la date à laquelle ils ont perdu leur culture, leurs rituels religieux, leur langue et leur terre.

Il est évident que l’Amérique ne peut intrinsèquement devenir une démocratie, tant que, dans le même temps, elle nie l’identité sociale, politique et culturelle de ses autochtones. La culture amérindienne n’a jamais été assimilée ou acceptée par la culture américaine dominante. C’est, en effet, pourquoi les Indiens continuent de souffrir de discrimination, d’impuissance, d’injustice et d’inégalité. Indiscutablement, l’histoire est souvent écrite par les conquérants, ce qui signifie que l’histoire américaine est obscure – l’évidence historique est sélective, et ce qui est choisi est toujours subjectif. Dans le cas des Amérindiens, elle dissimule la manière dont ils ont été maltraités, ignorant les odieuses violations commises par les Européens contre eux.

De plus, cela constitue un obstacle et presque une impossibilité pour les Amérindiens d’enseigner à leurs enfants leur propre tradition. Ils se sentent marginalisés, c’est certain. L’oppression, la violence et l’effusion de sang perpétrées par les colonisateurs européens continuent d’être ignorées.

Les estimations chiffrées de la population des Amérindiens avant le voyage de Christophe Colomb en 1492 sont d’environ 50 millions. La découverte du Nouveau Monde a conduit à la colonisation des Amériques, entraînant l’installation de millions d’immigrants. Avec cela la population des Européens a proliféré régulièrement, tandis que la population indigène s’est effondrée, marginalisant et dépouillant l’identité autochtone.

Les spécialistes de l’histoire des Amérindiens utilisent des termes tels que «Génocide des Amérindiens» ou «Holocauste des amérindiens» en référence à la destruction de masse délibérée de populations amérindiennes, à la suite de la colonisation européenne des Amériques. Aujourd’hui, il y a plus de 500 tribus amérindiennes aux États-Unis, chacune avec une culture, un mode de vie et une histoire distincts, confrontées à la discrimination et à la persécution en cours.

Source : https://www.geopolitica.ru/en/article/thanksgiving-fake-american-culture

Traduction : AvicRéseau International

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