Troisième extrait du livre de P.-É. Blanrue « Jean-Marie, Marine et les juifs »

blanrue_jeanmarie_marine_le_pen_juifs_couvertureDans Jean-Marie, Marine et les juifs – un ouvrage qui dit tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pari de la famille Le Pen – , Paul-Éric Blanrue dévoile les dessous de la stratégie du néo-Front national, qu’il appelle… le Front national-sioniste ! Voici le début d’un chapitre sans concession consacré à Marine Le Pen (les sources et détails nombreux se trouvent dans le livre) :

Toute sa jeunesse Marion Le Pen, dite Marine, s’est désintéressée de la chose publique ; son père lui-même a longtemps fait reposer ses espoirs sur l’aînée de ses trois filles, Marie-Caroline, avant que celle-ci, suivant son mari Philippe Olivier, ne rejoigne le camp des « félons » lors de la crise mégrétiste qui déboucha sur la scission du FN. Clubbeuse la nuit, qu’elle aimait à passer dans les boîtes parisiennes hype, aussi bien avec ses amis « gudards » qu’avec le chanteur Serge Gainsbourg, la benjamine se destinait à l’avocature durant le jour. Elle est parvenue à cumuler, un certain temps, ces deux activités, jusqu’à devenir en 1998 la directrice du service juridique du parti de son père.

Elle le concède benoitement : « Je n’ai pas de culture militante, je suis une inculte politiquement. Lorsque j’étais jeune, je lisais énormément, mais rien à voir avec la politique. Ma mère me faisait faire ce qu’elle voulait en me promettant de m’acheter un livre de la collection Harlequin ». À l’époque où Nabilla est une star et Zahia une muse, qui cela peut-il choquer, fors une poignée d’esprits chagrins pétris de culture classique ? Marine n’est point entrée en politique comme on entre en religion, mais comme on entre sur un plateau télé, avec le désir d’y demeurer tant le reflet de votre propre image vous hypnotise.

Pourtant, comme l’observe sa mère Pierrette, elle est « le clone de son père », tant par le physique (massif) que par le caractère (bien trempé). Nourrissant comme lui une répulsion à l’encontre des constructions idéologiques élaborées, comparables dans son esprit aux idéaux fumeux du Coucouville-les-Nuées d’Aristophane, elle n’en déroule pas moins son propre système d’affections et de dilections, quand bien même celles-ci peuvent évoluer voire se métamorphoser brusquement sur une courte période. L’universaliste qui racolait avec son père le vote des banlieues en 2007 est ainsi devenue sept ans plus tard le symbole national de leur flétrissement ; la hussarde qui se trouvait en première ligne pour éradiquer les colonnes mégrétistes jugés racialistes s’est transformée en championne de la lutte contre l’immigration, sauvage ou non, entretenant à l’envi la confusion entre immigrés, islam, islamisme, terrorisme. Mais sa relative instabilité politique, due principalement à une absence de colonne vertébrale doctrinale, ne touche pas tous les secteurs à égal degré. Très tôt apparaissent chez elle un rejet de toute forme de radicalisme politique ou religieux (sa position favorable à l’avortement a fait jaser) et un dégoût profond, épidermique, pour l’antisémitisme, qui lui donne des haut-le-cœur. On retrouve cette dernière caractéristique jusque dans ses premières amours puisque l’un de ses amis de jeunesse, Axel Gyldèn, qu’elle a connu en seconde, rapporte qu’elle avait à l’époque « saisi par les cheveux une fille qui draguait son petit ami qui, soit dit en passant, était d’origine juive ».

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